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ADMINISTRATEUR Administrateur
Ne le : 14/08/1955

UN CAILLOU DANS LA CHAUSSURE…

Derniere edition le : 23/01/2016

 

Ce n’est un mystère pour personne, toutes les élections politiques, y compris celles de plus bas niveau, se préparent, s’organisent en catimini loin des militants et sympathisants. Les alliances comme les désunions, les combines de toutes sortes, les calculs les plus sordides, les projections sur la comète, …se trament en aparté. Certains, totalement inattendus, apparaissent dans le sérail tandis que d’autres disparaissent pour un temps plus ou moins long. On voit même des frères ennemis s’embrasser sur la bouche après que ces tractations de l’ombre aient fait leur œuvre.

 

Ces agissements (ici on les regroupera sous le vocable « la machine ») se trouvent dans tous les partis puisque les partis sont administrés par des hommes et que chez l’homme le mot d’ordre immuable, dans quelque domaine que ce soit, est « moi d’abord ». Celles et ceux qui restent scotchés devant leur TV compareraient ces arrangements à ceux de Koh-Lanta ; sauf que dans cette émission bien ordinaire les conciliabules, les intrigues qui se nouent sont filmés et livrés en pâture au public. C’est le jeu, c’est le but recherché pour que mémère ne s’endorme pas dans son rocking chair et qu’elle revienne la semaine suivante pour suivre le passage du totem.

 

En politique il est question de cause commune, de populations, d’espoirs…., ce n’est pas exactement la même chose.

 

A titre d’exemple, l’organisation des dernières élections régionales n’a pas échappé à la règle. Tandis que des sortants comme Jean-Louis Gagnaire, Eric Lardon … étaient « virés », d’autres comme Marie Camille Rey, Sandra Slepcevic…faisaient une surprenante apparition, comme nées d’une immaculée conception politique. D’autres enfin, les défroqués du Centre, comme Samy Kéfi-Jérôme… rejoignaient scandaleusement une équipe dont la philosophie étaient aux antipodes de celle qu’ils prétendaient soutenir hier encore. Magouilles et compagnie dites-vous ? Oui certainement !

 

Bref, puisqu’il est question d’élections dans ce billet, quelque 1 200 militants ligériens (ou peut-être moins, beaucoup moins) de la Ligue Révolutionnaire (comprendre l’UMP. Détourner cette horrible appellation « LR » en Ligue Révolutionnaire est trop drôle. Y résister est difficile) sont appelés à voter le 30 janvier prochain pour désigner les nouvelles têtes de leur fédération départementale.

 

Et, parce que « ça » faisait partie des intrigues secrètement conduites par la machine, le président sortant est « sorti ». Exit donc le député Dino Ciniéri. Sans doute lui reproche-t-on d’avoir laissé le nombre d’adhérents s’écrouler ? A moins que, comme un appareil électro-ménager il tombe sous le couperet d’une obsolescence programmée ? Allez donc savoir !

Quoiqu’il en soit sa situation politique n’est pas alarmante puisqu’il est parvenu « à se faire admettre » en position d’élu sur la liste de Laurent Wauquiez….Une page est tournée. Le livre se refermera-t-il en 2017 lors des élections législatives ? Nul ne le sait ! Enfin, on va le dire comme ça.

 

Mais alors qui pour le remplacer à la tête du département droitier ?

 

Qui pour faire le tampon entre la Loire Nord et les ambitions du député-maire Yves Nicolin, lequel, souvenons-nous en, projetait dans ses rêves les plus fous de rallier le Forez au Roannais, et la Loire Sud dans laquelle Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, bataille sans compter pour fabriquer une métropole la plus large possible donc financièrement viable ?

 

C’est évident mon cher Watson ; c’était dans les tuyaux depuis un certain temps !

 

Le talentueux maire de Feurs, bourgade riche de seulement 8 000 ventres jaunes, Monsieur Jean-Pierre Taîte était pressenti pour remplacer Dino Ciniéri. Tellement pressenti qu’il a, semble-t-il, été le premier et le seul candidat déclaré à la succession de la présidence LR 42. Derrière lui, un staff préétabli pour ne pas dire déterminé à l’avance.

 

De là à imaginer une quelconque stratégie pour ramener le Forez dans le giron de Saint-Etienne Métropole, il n’y a qu’un pas que chacun franchira – ou pas- suivant son libre arbitre.

 

Les rouages de la machine qui fait et défait des politiques baignaient dans l’huile, assurant sa mission sans défaut. Et hop, une autre affaire classée.

 

Un problème est venu d’ailleurs.

 

Tout d’abord lors de la désignation des vices présidents au Conseil Régional. Chacun aura constaté que la Loire ne dispose que d’une seule vice-présidence, sans beaucoup d’importance pour un département comme le nôtre comme pour Saint-Etienne pourtant 2eme ville de la nouvelle région. Cette vice-présidence a été attribuée, à la surprise générale, à la délicieuse Madame Marie Camille Rey, benjamine à plus d’un titre dans le landerneau politique ligérien. On aurait pu penser légitimement que le chef de file Loire sur la liste Wauquiez, Monsieur Jean-Pierre Taîte, méritait ce type de fonction, de récompense, avant Madame Rey. Que nenni mes amis.

 

De mauvaises langues toujours bien intentionnées prétendent que si Monsieur Jean-Pierre Taîte n’a pas été retenu par l’homme à la parka rouge c’est parce qu’il aurait donné à sa vie affective une nouvelle orientation. Que ce choix de la vie privée aurait entaché les valeurs morales, familiales, religieuses accordées jusqu’à lors au cher homme à qui tout semblait sourire……Quelle idée que de penser que l’herbe est meilleure dans le pré du voisin et de s’y rendre en plein jour?

 

                                       Crédit Photo: Journal l'Essor Loire

 

Pendant cette courte période très polémique, un outsider on ne peut plus sérieux a mis à profit les turbulences pour surfer sur les vagues et monter en première ligne : Monsieur Olivier Joly, élu en 2014 maire de Saint-Just/Saint-Rambert avec un brillant score frisant les 65%.

 

Au moment de la construction de la liste 42 pour les régionales, tandis que son ami Eric Lardon, conseiller régional sortant, se voyait renvoyé dans ses 22, on proposait à Olivier Joly une brillante 17e place, celle qui compte parmi les bouche trous. Signe de linéarité réconfortante me direz-vous puisque, en 2010, Monsieur Joly était à la 18e place sur la liste 42 conduite par Madame Françoise Grossetête. Avec le résultat que l’on connait.

 

Simplement, Olivier Joly est obstiné et fidèle à son crédo : « On peut s’engager sur une voie. Si on n’y arrive pas du premier coup on peut revenir au camp de base mais on garde toujours sa destination en point de mire. »

 

Aura-t-il décidé de faire marquer le pas à la machine ? Lui seul le sait!

Ce qui est certain, c’est que sa décision de candidature à la présidence de LR 42 est un caillou dans la chaussure de la machine, un caillou qui pourrait très bien la déstabiliser.

 

Espérons seulement que riche de 9 ans de pratique de l'instrument, il ne joue pas les grands violons aux adhérents de son parti. En faire le constat serait très décevant.

 

 

En lui accordant son soutien, Monsieur Bernard BONNE, Président du Conseil Départemental de la Loire semble n’avoir aucun doute sur l’intégrité du trublion. Reste à savoir si les adhérents LR partageront ce point de vue en votant massivement pour Olivier Joly…..

 

Au final, un organigramme qui devait simplement être avalisé par des adhérents le 30 janvier 2016 se trouve remis en question et ce qui ne devait être qu’une simple formalité pour la machine est en mesure de réserver une surprise de taille. Une grande lessive est peut-être sur le point de voir le jour. A suivre avec beaucoup d’intérêt.

 

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