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Ne le : 14/08/1955

SAINT-ETIENNE : LA MORT D’UN VILLAGE.

Derniere edition le : 24/02/2014

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                      Bureau de poste de Cote Chaude - Janvier 2014

 

 

La Cotonne, Montreynaud, la Dame Blanche (jardin des plantes), la Marandinière... les 7 collines s’écroulent les unes derrière les autres, telles des châteaux de cartes. Elles s’écroulent comme s’écroulent la ville et ses nombreux quartiers ; autant de témoins de la construction besogneuse de notre ville et de son glorieux passé laborieux puis industriel.

 

SAINT-ETIENNE est malade, gravement malade, mais cette maladie ne date pas d’hier !

 

Après les 30 glorieuses (1945-1973, année du premier choc pétrolier), les municipalités successives, de droite ou de gauche, ont joué « la facilité ou l’incompétence ». Emplâtres sur emplâtres elles ont enfumé le stéphanois. Jamais un programme au long cours n’a été construit pour sortir MA VILLE (celle que mes aïeux ont bâtie en « descendant de leur campagne », abandonnant momentanément femmes et enfants, rêvant à des jours meilleurs), de cet état presque moribond.

 

Pour les élus, l’important était d’assurer la pérennité de leurs mandats, confortant par la même la pérennité des partis politiques au nom desquels ils se présentaient au suffrage populaire, voire se servir de leur élection à la magistrature communale pour nourrir des ambitions et occuper les plus hautes fonctions de l’Etat (Cf/ Monsieur Michel DURAFOUR).

 

Il aura fallu, pour sauver la Loire, que de petites communes de la couronne stéphanoise assurent le développement de notre vieux bassin en lieu et place de SAINT-ETIENNE : Villars, La Fouillouse, L’Etrat, Saint-Priest en Jarez, La Talaudière, Sorbiers… Andrézieux-Bouthéon.

 

Tout ça est très moche !

 

Aujourd’hui, c’est le « village » de Côte Chaude (inclus Chavassieux et Michon) qui, pour avoir été abandonné par les municipalités successives, suit son inexorable destin : la mort.

 

Ce village/quartier, prospère à la récente époque des mines, riche de très nombreux commerces, semble condamné à être le déversoir des populations immigrées.

 

De sa richesse économique, alors que chaque rez-de-chaussée d’immeuble était occupé par une échoppe, il ne reste plus que 02 boulangeries, 01 pharmacie, 01 coiffeur, 01 café/bar (peut-être deux) 01 fleuriste (probablement sauvé par son activité funéraire), animés par des français dits de souche.

 

L’épicerie Casino, fermée à de nombreuses reprises pour raisons de dégradations, de vols…., est aujourd’hui un magasin Spar tenu par des gens issus de l’immigration. Le bureau de poste a lui aussi été victime de très nombreuses agressions. Il est maintenant fermé ; fermé comme le sont tous les autres commerces : boucherie, mercerie, caviste, droguerie, bijouterie, presse/bazar etc, etc…

 

Tout ça s’apparente à de la désertification rurale alors que Saint-Etienne est la 14e ville de France.

 

Entre 1968 et 2009, la fuite de 51 000 stéphanois (22% de la population prise à son plus haut niveau) est la preuve formelle du manque d’attractivité de la ville pendant cette période et la démonstration, s’il en était besoin, de l’incompétence notoire des municipalités successives, toutes couleurs politiques réunies.

 

Cet exode massif, au profit (entre autre) de cités dynamiques de la grande couronne stéphanoise (cf ci-dessus) a laissé de la place, beaucoup de place ; de la place qu’il a fallu combler par tous les moyens pour tenter de stopper l’hémorragie démographique et les conséquences lourdes qui en découlaient (y compris et surtout les incontournables soutiens financiers liés à « l’importance » de chaque commune française).

 

Alors les édiles ont « raccroché les wagons » de Saint-Victor/Loire (Saint-Genest-Lerpt et Roche la Molière, liens entre Saint-Etienne et Saint-Victor/Loire, ont souhaité conserver leur autonomie), Rochetaillée, Terrenoire…à la locomotive stéphanoise essoufflée. Je crois aussi, mais avec prudence, que des communes de la 1ere couronne au Nord de Saint-Etienne ont été approchées…sans résultat ; ce qui expliquerait en partie le no man’s land répugnant proche du musée d’art moderne.

 

Mais pour l’essentiel, la seule thérapie imaginée par les élus pour regonfler les effectifs et modifier les courbes, a été de transformer MA VILLE, NOTRE VILLE, en terre d’asile ; en territoire ouvert au plus grand nombre, transformant ainsi une cité ouvrière mais sympathique, en cours d’efforts de reconversion, en TOUR DE BABEL.

 

Emplâtre ? Non, Catastrophe !!!

 

Par ailleurs, au bénéfice de cette « place immobilière » laissée vacante par l’émigration, des immeubles et des micros quartiers ont été détruits au prétexte de la mixité ethnique et sociale : ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le multiculturalisme.

 

Ces démolitions réalisées ou en cours - Muraille de Chine, Pierre loti, Montreynaud, Dame Blanche, Beaubrun/Tarentaize..- ont eu pour effet inéluctable de déplacer des populations populaires vers d’autres quartiers défavorisés ou condamnés par les élus à le devenir dont Cote Chaude.

 

Bien entendu, ces déplacements n’ont pas été programmés au hasard puisqu’il était primordial de protéger le centre-ville. Ils ont été conduits de manière centrifuge, c’est-à-dire en expulsant ce qu’il fallait expulser vers les quartiers périphériques de la ville.

 

Echec cuisant puisque le centre-ville de Saint-Etienne, voire son hyper centre-ville, est de plus en plus envahi de boutiques qui n’auraient jamais, ô grand jamais, du voir le jour là où elles sont implantées (Rues Michel Servet, Frères Chappe, Georges Teissier, Balaÿ, Marengo, Carnot……) et qui condamnent l'immobilier commercial. Il en est de même pour les biens locatifs où les propriétaires investisseurs, paniqués par l’effondrement obligatoire du marché immobilier, ont loué leurs biens aux premiers venus, ouvrant ainsi grand les portes à un cosmopolitisme sauvage et destructeur à tout point de vue (social, économique….).

 

Triste image que ce constat.

 

Mais que les pseudos associations « anti ceci, anti cela » ne me jettent pas l’opprobre ou ne m’accablent « argumentum ad hominem » car elles se tromperaient de cible.

Les avis de Monsieur Maurice VINCENT partisan « d’une ville bienveillante » et de Monsieur Gaël PERDRIAU qui s’engage sur  « une ville riche de 200 000 âmes à l’horizon 2020 », éclaireraient certainement les stéphanois ; les vrais mais aussi les adoptés.

 

MESSIEURS, A UN CERTAIN MOMENT, IL FAUT SAVOIR MOUILLER LE MAILLOT !

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