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Ne le : 14/08/1955

QUELLES CONSEQUENCES POUR LA VIE POLITIQUE LIGERIENNE ? UN DECRYPTAGE SANS CONCESSION !

Derniere edition le : 08/04/2015

 
 
 

Tout arrive à qui sait attendre.

 

Comme dit dans un précédent article, avec 7 binômes élus, la gauche a sauvé les meubles sans panache et seulement lorsqu’elle était en face de candidats de « petite envergure ».

Pour les partis conventionnels de droite il n’y a sincèrement  pas de quoi pavoiser. Les résultats obtenus à l’issue des dernières élections départementales organisées dans un climat on ne peut plus favorable au peuple de droite et du centre sont d’une rare médiocrité :

 

UMP = 2 élus - UDI = 0 - Modem = 0

 

Seuls les candidats dits « de droite » qui se sont présentés au suffrage des ligériens sous des étiquettes passe partout, presque trompeuses, ou carrément sans étiquette, tirent très honorablement leur épingle du jeu. Quel courage !

 

Divers Droite = 20 élus - Union de la Droite = 6

 

Pour comprendre, il faut savoir que l’énoncé de ces résultats reprend les appellations sous lesquelles les listes se sont inscrites en préfecture et donc présentées aux électeurs. Exemple : N’ont pas été inscrits d’office « Divers Droite » des candidats qui auraient pu s’inscrire UMP ou UDI ou MoDem…… Si ces candidats ont fait le choix de cet enregistrement en préfecture, c’est en toute liberté et connaissance de cause qu’ils l’ont fait.

 

Ainsi, quoique certains en pensent et en disent, ce qui est sorti des urnes ne marque pas une victoire éclatante des partis leaders de droite. Loin s’en faut !

Au contraire, en analysant avec un minimum d’attention ce qui s’est passé lors de cette élection on peut dire, avec une faible marge d’erreur, que ces partis (UMP – UDI…) sont plus mal aimés que jamais.

 

Dans notre département qui compte763 867 habitants (Données Insee 2009), l’UMP a enregistré 12 800 voix (très légèrement plus que les voix/vote blanc). l’UDI quant à elle, comptabilise 4 470 voix (très légèrement plus que les voix vote/nul et presque 3 fois moins que les voix vote/blanc). Autant dire que ces deux partis ne représentent que leurs militants et sympathisants convaincus et rien d’autre.

 

En allant plus avant dans l’analyse grossière, on se rend compte que les candidats de droite ont récolté 104 783 voix soit 13.7% de la population ligérienne tandis que les candidats de gauche n’ont réuni que 67 267 voix soit 8.9% des habitants de la Loire. Un jeu de massacre !

 

En terme plus simple, la nouvelle majorité de l’assemblée départementale ne représente réellement que 14 habitants sur 100. Vive la démocratie !

 

 

Sur les partis de la majorité départementale

 

-   L’UDI et ses nombreuses composantes nuisibles à son bon fonctionnement - Alliance centriste, Force européenne démocrate, La Gauche moderne, Nouveau Centre, Parti radical, et ses ramifications plus ou moins associées: MoDem (quand ça arrange), Nouvelle écologie démocrate, France écologie, Territoires en mouvement, Canal écologiste républicain C.E.R, GayLib, puis, qu’on le veuille ou non, le Parti libéral démocrate- est passée totalement à côté des élections.

 

Cette injustifiable nébuleuse de micro formations, sauf pour leurs dirigeants qui voient là l’occasion d’exister dans les hautes sphères politiques départementales, régionales ou nationales, est presque phagocytée par Gilles Artigues (mise en coupe réglée), au nez et à la barbe de François Rochebloine, pourtant président départemental en titre.

 

De fait, avec la complicité de la majorité départementale sortante, Monsieur Bernard Bonne en tête, tout a été prévu pour que les composantes de l’UDI soient marginalisées et non représentées dans les candidatures aux élections départementales. Ne dit-on pas, par exemple, que Monsieur Gilles Artigues souhaiterait « avoir la peau » du parti radical dont le président départemental n’est autre que son grand ami Monsieur Michel Thiollière ?

 

Bien sûr, quelques irréductibles rompant avec les arrangements de couloirs du landerneau politique ligérien ont fait acte de candidature en tant que candidats « indépendants » tandis que d’autres se distinguaient au bénéfice d’une investiture donnée en bonne et due forme mais à la dernière minute, par Monsieur François Rochebloine. On comprendra que « dernière minute » signifie avec un échec assuré en bout de parcours. Dont acte.

 

Pour le président fantôme de l’UDI départementale l’illusion d’une reprise en main de son parti pouvait laisser croire qu’il n’avait pas vendu son âme à l’UMP 42. Un leurre !

En effet, jusqu’à ce que les urnes disent NON à Monsieur Gilles Artigues, L’UDI était à ce point sous sa coupe qu’il avait déjà envisagé de récupérer la présidence du parti ligérien au terme des prochaines élections départementales internes.

Ce petit stratagème, du cumulard aujourd’hui rejeté sévèrement par le peuple, était rendu d’autant plus facile que Monsieur François Rochebloine vise un fauteuil de sénateur et ne s’en cache pas. Or, un sénateur est élu par des grands électeurs lesquels sont désignés parmi les instances et formations politiques en place – membres des conseils municipaux...-. Ainsi, si Monsieur François Rochebloine veut assurer son élection à la haute assemblée il doit s’assurer le soutien des dits grands électeurs. Pour jouer sur du velours, il est contraint de passer sous « les fourches caudines » des élus et de leur cour et ne pas s’opposer à leurs projets, qu’ils soient d’intérêt public ou plus simplement de l’ordre des magouilles – élections régionales fin 2015 puis élections législatives supposées en 2017 -.

 

-   L’UMP n’a pas fait mieux, même en noyant le poisson grâce à ce procédé fallacieux qui consiste à présenter des candidats sous le vocable « Divers Droite ».

 

Firminy, là même où le député UMP Dino Ciniéri a pris une purge aux dernières élections municipales, reste aux mains du Front de Gauche – PCF serait sans doute plus juste-. Echec

 

Roanne, le fief récemment retrouvé de Monsieur Yves Nicolin, autre cumulard, a vu l’élection de deux binômes du PS sur ses deux cantons. Echec.

 

Saint-Etienne, la préfecture de la Loire gouvernée depuis 1 an seulement par une équipe de compromissions à la tête de laquelle Monsieur Gaël Perdriau, laisse 50% des cantons à la gauche. Echec.

 

Seule la ville de Feurs s’en tire la tête haute avec le laminage des candidats du Front National pourtant 1er parti de la Loire au 1er tour

 

On ne le dira jamais assez, le climat favorable qui régnait sur ces élections était inespéré pour les candidats de droite. Si bien que l’on est en droit de se poser des questions sur « la véritable carrure » des candidats mais aussi et surtout sur celle de leurs soutiens en place et de leurs qualités d’hommes politiques dirigeants.

 

Sur les équipes et les hommes :

 

Les personnages qui arrivent ex aequo sur la plus haute marche du podium de l’échec sont Messieurs Gilles Artigues et Gaël Perdriau. Ils sont suivis de très près par deux autres ex aequo, les députés Nicolin et Cinièri. Sur la 3eme marche, une ribambelle de loosers.

 

Monsieur Gilles Artigues, 1er adjoint –en force – à la mairie de Saint-Etienne, 1er vice-président –en force- de Saint-Etienne Métropole, 4eme vice-président –en force- de feu le Conseil Général de la Loire, vice-président de l’UDI….le politique professionnel qui tire toujours à hue et à dia, a été désavoué sur un canton qui semblait acquis à sa cause à l’exception du bastion socialiste qu’est Saint-Genest Lerpt: Saint-Etienne 3.

Les électeurs semblent avoir renoncé à soutenir son personnage plus que son étiquette politique Ô combien versatile.

 

Dans sa chute brutale il engendre des problèmes en cascade.

 

L’UDI, en tant que telle, n’est plus représentée à la nouvelle assemblée départementale. Pis, en ayant massivement œuvré pour que les formations attachées à l’UDI ne soient pas représentées dans ces élections, il a largement contribué à l’implosion du parti, lui ôtant ainsi toutes velléités de participer aux prochaines élections régionales (sauf sa propre candidature – éventuellement- et celle de ses sbires, très certainement). C’est une catastrophe pour ce parti.

Mais ce qui est encore plus catastrophique et déplorable c’est que ces dites formations ne semblent pas vouloir profiter de l’opportunité unique du limogeage de Monsieur Artigues pour se reconstruire sur des bases saines et solides.

Mieux, dès les résultats proclamés du 2eme tour, Monsieur Rochebloine, qui s’était forcé au bon semblant –voir ci-dessus - à mis en congé Monsieur Jean-François Vial, vice-président du mouvement.

 

La politique est une misère et ses représentants sont notoirement en manque de testostérone !

 

En abandonnant lâchement le canton qui l’avait porté au Conseil Général pour jeter son dévolu sur le canton de Saint-Etienne 3, Monsieur Artigues s’est appuyé sur une équipe qu’il avait pris soin de mettre en place à Roche La Molière pour assurer ses arrières électoraux –Eric Berlivet Maire, Annick Fay 1er adjoint, Didier Richard adjoint à la culture, laurent Canonico Directeur de cabinet d’un moment…-.

Cette équipe de « bleus » s’est investie sans compter pour lui préparer le terrain, jusqu’à lui dérouler de manière outrancière le tapis rouge à chaque occasion populaire.

Le hic est que dans sa chute, Monsieur Artigues permet de pointer du doigt l’équipe municipale rouchonne et de se poser des questions sur ses véritables valeurs. En effet, cet ancien bastion de gauche a élu en 2014 une équipe UDI (on va dire comme ça). Or, sur le terrain de cette nouvelle équipe et malgré tous les moyens qu’elle a déployés pour soutenir son candidat, Monsieur Artigues arrive dans les choux.

Pour le coup, il est légitime de se demander si le vote des électeurs ne s’est pas exprimé aussi contre cette nouvelle municipalité….A suivre.

 

Tout le monde se souvient du coup de force opéré par Monsieur Artigues, avec le concours de Monsieur Georges Ziegler, pour inclure l’équipe municipale conduite en 2014, à Saint-Etienne, par Monsieur Gaël Perdriau.

Les tractations s’étaient terminées sur l’attribution à Monsieur Artigues du poste de 1er adjoint puis celui de 1er vice-président à Saint-Etienne Métropole puis l’engagement de ne présenter aux législatives de 2017 aucun candidat de droite sur la circonscription choisie par le politique prétentieux. En marge, caser son équipe de suiveurs…..

Au final, le maire de Saint-Etienne se retrouve avec un 1er adjoint désavoué par le peuple. Oh le boulet ! Comment « provoquer l’avenir » avec un 1er collaborateur rejeté ? Quels seront les nouvelles prétentions de Monsieur Artigues et Monsieur Gaël Perdriau pourra-t-il les gérer sans y laisser des plumes ?

 

L’autre grand perdant, il va de soi, est Monsieur Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne. Chacun se souvient que le jeune magistrat avait exigé que son équipe s’investisse à 100% de son temps dans les affaires communales. Et, si peu de temps après on avait appris par la presse que ses ordres n’étaient pas respectés –souvent pour des raisons financières…rêver n’est pas un crime - on s’interroge sur cette idée contradictoire qui lui est passée par la tête : laisser partir plusieurs de ses collaborateurs aux élections départementales.

 

Au finish, l’écurie Perdriau se « ramasse » de tout son long. Jugez :

 

Gilles Artigues, 1er adjoint = Perdant

Samy Kefi Jerome, 13e adjoint = Perdant

Siham Labich, 14e adjoint = Perdant

Pascale Lacour, 20e adjoint = Perdant

Alain Schneider, 22e adjoint spécial Saint-Victor/Loire = Perdant (puisque son épouse en binome sur la liste de Gilles Artigues n’a pas permis la différence de voix)

Robert Karulak, Conseiller municipal avec délégation, secrétaire départementale de l’UMP = Perdant

Sebastien Girerd, secrétaire général du groupe majoritaire « provoquons l’avenir » = Perdant (il soutenait par la force des choses son frère, Emmanuel Girerd, en binome sur la liste de Gilles Artigues)

 

Si l’on ajoute à cette série d’échecs l’exclusion de Madame Nicole Peycelon, inéligible, et la démission de Madame Francette Moreau, adjointe, chacun reconnaitra que tout ça fait beaucoup en 1 an seulement de gouvernance.

 

Dès lors, comment impulser de la dynamique à la ville ? Comment demander aux stéphanois et aux populations qui appartiennent à Saint-Etienne Métropole de manifester leur inconditionnelle confiance en l’équipe dirigeante? Comment laisser croire que les hommes et les femmes déchues, directement ou indirectement n’ont pour seule mission que de « provoquer l’avenir » ? Sauf à ce que l’avenir soit bouché comme « le trou de la Jeanne ». lol

 

Plus rapidement, Monsieur Yves Nicolin manifestait de vives intentions de voir le Forez rattaché au Roannais pour créer une zone économique et administrative d’envergure. Il peut ranger ses projets dans son grenier, sans état d’âme. Il était aussi pressenti comme le possible successeur de Monsieur Dino Ciniéri à la tête de l’UMP Loire. A oublier très vite.

 

Et, puisqu’il est question de Monsieur Dino Ciniéri, ses échecs répétitifs laissent à penser que son rôle de président départemental de l’UMP et, qui sait, sa députation, ne tiennent qu’à un fil.

Que voulez-vous, on ne peut courir le lièvre Laurent Wauquiez, le lièvre Nicolas Sarkozy (même si, par nature, il court moins vite), mener une vie parisienne de circonstance et assumer toutes ses obligations locales.

 

Monsieur Jean-Pierre Taite est en embuscade.

 

De toute évidence il y aura encore beaucoup à dire sur la vie ligérienne.

 

 

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