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ADMINISTRATEUR Administrateur
Ne le : 14/08/1955

POUBELLE LA VILLE

Derniere edition le : 04/06/2016

 

      La cité des verts se recouvre d'immondes taches noires (photo Le Progrès)
 

POUBELLE LA VILLE.

 

Ce titre aurait pu être celui d’une série gnognote, d’une saga débile et avilissante, de l’une de ces histoires qui lobotomisent les spectateurs en leur faisant avaler des couleuvres sociales, spirituelles, ethniques, sexuelles, politiques…. aussi grosses que des thons.

 

Seulement voilà, celle-ci ne se déroule pas sous le soleil marseillais et elle n’a rien d’illusoire.

 

Depuis quelques jours les services techniques de Saint-Etienne mais aussi ceux de Saint-Etienne métropole font la grève du ramassage des ordures. La préfecture de la Loire et ses villes satellites en souffrent.

 

Alors les trottoirs de la cité, toujours trop minière dans son apparence, se couvrent de poubelles dégueulant les déchets des administrés autant qu’elles le peuvent.

 

L’image de la capitale des taudis ne s’en trouve pas améliorée, bien au contraire, et la journaliste du quotidien Le Monde aurait aujourd’hui beau jeu de répondre à toutes celles et ceux qui se sont élevés avec force et véhémence contre le tableau que « la parisienne » avait en son temps dressé de la capitale du design.

 

A quelques jours de l’Euro de foot qui, s’appuyant sur un investissement ligérien colossale de près de 4 millions d’euros, doit accueillir des milliers de visiteurs français mais aussi étrangers (c’est à souhaiter), la ville des « verts » constate de multiples taches « noires » posées sans gloire sur l’espace public. Il ne manquerait plus que, par l’odeur alléchés, les rats quittent les égouts pour venir à la rencontre des passionnés du ballon rond.

On s’approcherait de Germinal voire des Misérables.

 

Bref, à l’aune d’une fête magistrale annoncée depuis deux ans par les trompettes de la renommée, Saint-Etienne et sa grande couronne n’affichent, sous des kakemonos d’un bleu presque pisseux, qu’une image sordide et crasseuse.

 

QUI EST RESPONSABLE ?

 

Pour le comprendre il faut se rappeler un évènement très récent survenu lors de la tenue du dernier conseil municipal de Saint-Etienne.

Là, des fonctionnaires syndiqués – une constante dans ce peuple de « grenouilleux *» - ont souhaité porter publiquement leurs revendications concernant le CASC (Comité d’action sociale et culturelle) en envahissant sans discrétion les abords de la salle du conseil.

 

Sans doute soucieux de démontrer « une autorité », celle du chef, Monsieur Gaël Perdriau fut alors bien mal inspiré de requérir la force publique pour faire évacuer les rouges trublions. Une lourde erreur de diplomatie que les porte-drapeaux du bolchevisme lui font payer aujourd’hui sans escompte.

 

C’est ainsi que, s’appuyant sur le prétexte des agitations sociales contre la Loi Travail, les derniers survivants du rondouillard Karl Marx ont décidé de semer la panique en provoquant la grève des éboueurs.

Match de lever de rideau avant l’euro opposant la municipalité contre les agents territoriaux: 1 but partout, balle au centre. Ce n’est pas le résultat que les stéphanois et plus largement les ligériens de l’agglo attendaient.

 

CERISE SUR LE GATEAU !

 

       En réponse aux mots d'amour de Mr Eric Berlivet, les connards signent
 

Non content d’une situation alarmante qui tarde à trouver son épilogue à 10 jours du début des festivités sportives, celui que ses (grands) pairs appellent fréquemment (en off) l’éternel gaffeur ou pis, le semeur de zizanie, le sieur Eric Berlivet donc, accessoirement vice-président à Saint-Etienne métropole en charge de la collecte des ordures (un comble), Maire frais émoulu de Roche la Molière, surnommée « la capitale des poubelles », n’a rien trouvé de mieux que d’insulter les agitateurs léninistes en les taxant haut et fort de « connards ».**

 

Eh oui, rien de moins !

 

Qu’il ait eu exceptionnellement raison de condamner certains agissements ou bien qu’il ait eu tort, chacun appréciera en fonction de sa pensée, on ne peut que condamner fermement cet écart de langage venant d’un élu communautaire logiquement placé au premier rang des négociateurs avec les grévistes.

A moins que, las des incartades permanentes de son vice-président, le Président de la communauté de communes ait décidé d’écarter Eric Berlivet du champ des tractations…. ?

 

Quoi qu’il en soit, tout un chacun sait qu’on n’éteint pas un feu en y jetant de l’huile et on est en droit de penser que ce lourd dérapage supplémentaire ne facilitera pas la recherche d’une solution rapide pour que les villes de l’agglomération retrouvent un semblant de propreté avant d’accueillir les premiers visiteurs…….dans une semaine.

 

En marge, je lis à l’instant sur la page Facebook de la ville de Saint-Etienne que : « Faire le show est dans notre nature ! »

Bravo les animateurs de cette page, en l’espèce personne ne peut vous apporter une contradiction. Les ligériens préféreraient néanmoins que vous fassiez un show tiré vers le haut.

 

*barbarisme de pure invention pour signifier cette nébuleuse dans laquelle un grand nombre de « suiveurs » s’agitent sans trop savoir pourquoi. Peut-être par une sorte d’atavisme culturel…..Allez savoir.

 

**les éboueurs connards n’ont pas manqué de réagir dès le lendemain de cette sulfureuse déclarations en déchargeant des ordures sur la placette de l’hôtel de ville de Roche La Molière avant de signer sur un trottoir adjacent : « 5 connards ».

 

 

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