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Ne le : 14/08/1955

Les "dernières volontés" de Brigitte Bardot dans une lettre au gouvernement

Derniere edition le : 13/09/2014

 
Bien que cet article ne soit pas spécifique du 42, je n'ai pu résister à le publier sur AGORA42.fr parce qu'il concerne tout un chacun, les ligériens aussi.
 

Alors que les championnats mondiaux d’équitation en Normandie se terminaient hier, Madame Brigitte Bardot tire un cri d’alarme en faveur des chevaux et d’une manière plus générale, des animaux de boucherie subissant l’abattage rituel, halal pour les musulmans et casher pour les juifs.

 

Sans vouloir être fait et cause pour Madame Bardot dont les « envolées » pour soutenir le monde animal ou ses préférences politiques frisent trop souvent le grotesque, il faut lui rendre qu’elle affiche une certaine sincérité dans ses combats et qu’elle semble les mener avec détermination, conviction.

 

Ainsi, s’il lui est arrivé de faire couper les couilles du bourricot de son voisin ou si, au bénéfice de sa notoriété de pin-up, elle est montée scandaleusement en première ligne pour défendre un parti politique alors en marge, on se doit de rendre à BB ce qui est à Bardot.

 

Avec de nombreuses maladresses, la femme la plus adulée d’une époque a énormément servi la cause animale grâce à son opiniâtreté mais aussi grâce à la légende qui s’est construite autour de son personnage. Peu importe, ça a fonctionné.

 

Aujourd’hui, Madame Bardot, bientôt 80 ans, s’adresse au Président de la République et à son gouvernement à grand renfort de presse. Son appel ressemble à une sorte de testament, ce qui le rend d’autant plus touchant.

 

 

Elle implore nos gouvernants de modifier les lois pour que le cheval ne soit plus considéré comme un animal de rente mais comme un animal domestique, échappant ainsi au triste sort de l’abattoir et aux étales des boucheries chevalines.

Alors que la plupart des pays industrialisés crient au secours à la simple évocation des boucheries canines dans les pays asiatiques mais aussi ailleurs, sa démarche est on ne peut plus louable parce qu’elle est logique.

 

Si le chien est considéré à juste titre comme un compagnon que d’aucuns n’aimeraient voir terminer sa vie en bifteck au fond d’une poêle à frire, il ne faut pas oublier que le cheval compte, lui aussi, de nombreux adeptes (amoureux) qui souffrent lorsqu’il voit un cuisseau pendouiller au crochet de boucher. Heureusement ces boucheries, victimes d’une population chevaline qui se paupérise et d’une prise de conscience du consommateur en faveur des chevaux, disparaissent au fil du temps.

 

Dans ses dernières volontés de défenseuse des animaux, Madame Bardot supplie également les autorités pour que les abattages rituels soient définitivement interdits en France, ainsi que la loi l’édicte.

Car il faut savoir que la loi française est très claire s’agissant de l’abattage des animaux de boucherie (destinés à la consommation humaine) : Tout animal doit être étourdi avant d’être saigné.

 

Malheureusement, sous la pression de communautés juives ou musulmanes de plus en plus nombreuses sur notre territoire, le législateur a accepté une entorse à la loi, une dérogation pour que les sacrifices rituels (halal pour les musulmans et casher pour les juifs) puissent s’accomplir suivant les traditions des dites communautés : l’égorgement à vif.

 

Il est évident que ces coutumes sauvages, religieuses, d’une autre époque, en profonde contradiction avec la culture française d’aujourd’hui ne peuvent recevoir l’assentiment d’une grande majorité d’entre nous.

Qui plus est, pour de sombres raisons économiques*, les abattoirs installés en France se sont orientés vers « le tout égorgé vif » ; nous obligeant ainsi à consommer de la viande halal ou casher à notre corps défendant puisque l’information sur le produit n’existe pas.

 

*la « tuerie » halal oblige que les animaux soient égorgés en un lieu vierge de toutes traces d’animaux abattus conventionnellement. Les abattoirs devaient soit construire des unités d’abattage spécifiques pour le halal et le casher, soit nettoyer les abattoirs du sol au plafond avant l’abattage rituel, soit pratiquer le « tout égorgé vif ». La troisième solution, forcément la moins chère, a été retenue. Of course.

 

Inutile de parler de l’hygiène puisque, en coupant l’œsophage les régurgitations souillent la viande….ni de la souffrance animale qui peut (trop souvent) s’éterniser.

 

http://www.observatoireduhalal.com/pratique-abattage-rituel-dhabiha/

 

Bref, si le législateur semble convaincu que l’animal est capable de « sensibilité » il reste considéré comme « un meuble » et Madame Bardot a eu raison de relancer ce double débat d’importance.

 

Il ne faudrait pas simplement que ces deux batailles lui soient accordées comme deux victoires à titre posthume.

 

Article de Madame Bardot :

http://www.leprogres.fr/france-monde/2014/09/08/abattage-rituel-et-hippophagie-lettre-ouverte-de-bardot-au-gouvernement

 

 

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