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Ne le : 14/08/1955

LE FILS DELPOT VOULAIT JETER LA MERE DELPOT PAR LA FENETRE

Derniere edition le : 07/06/2015

 
 

Ainsi, il y a quelques semaines, à Saint-Etienne, un fils envisageait de jeter sa mère par la fenêtre.

C’est triste mais tellement banal aujourd’hui que ce fait divers ne méritait pas que l’on jette des mots sur une feuille blanche.

Pourtant, le journal Le Progrès a souhaité se faire l’écho de ce drame de la misère ou de l’alcool ou de la drogue ou confessionnel et culturel ou de tout ça à la fois (oui oui, alcool inclus)…Bref, on n’en sait rien et, franchement ça n’a pas grande importance puisque, encore une fois, ce type de « non évènement » est tellement courant que le journal quotidien devrait doubler sa pagination s’il voulait les citer tous.

 

Dans ce papier, une expression pouvait néanmoins retenir l’attention du lecteur.

 

Pour situer le fait divers, comme il se doit quand un pigiste ou un journaliste débutent la rédaction d’un article destiné à la presse régionale, le collaborateur du Progrès donnait cette indication qui veut tout dire et rien dire à la fois :

 

« L’intervention a nécessité la présence de nombreux policiers dans un quartier stéphanois où les forces de police ne sont pas toujours bien accueillies. »

 

Comme nous ne sommes pas complètement idiots, on comprenait que le drame familial ne s’était pas produit place Marechal Foch.

 

Mais alors, pourquoi éluder le nom du quartier de tous les dangers, cette zone stéphanoise de non droit ou la police est attendue avec des cailloux et/ou des battes de baseball ?

 

Est-ce le résultat d’une presse subventionnée et muselée, une presse qui a obligation de respecter des règles de bonne conduite et d’expression, ou est-ce une fantaisie calculée du journaliste qui, avec beaucoup de malice et d’humour, aurait mis volontairement le doigt sur un phénomène de plus en plus important dans la région stéphanoise : les quartiers ou les populations rapportées ont décidé de tourner le dos aux contraintes du multiculturalisme, les quartiers ou la racaille de plus en plus nombreuse se pose en maître des lieux ?

 

Si la 1ere hypothèse semble une évidence pour tous, la 2eme n’a rien d’incongru, bien au contraire.

Dès lors, une question se pose : à quel quartier de Saint-Etienne le journaliste aurait-il pu faire allusion en dehors de Montreynaud? (ne jouons pas les effarouchés ou les faux-culs; depuis longtemps, pour les stéphanois, zone de non droit égale Montreynaud).

 

Pour apporter une réponse simple à cette question il suffit de prendre un plan de la ville ou de faire appel à sa mémoire récente.

 

Tarentaize, Polignais, Beaubrun, Séverine, Terrenoire, La Cotonne, Le Soleil, Montreynaud, Chavassieux, Michon, Côte Chaude, Marandinière, Beaulieu, Montchovet, La Palle, Crêt de Roc, Jardin des plantes, Saint Roch….sont autant de quartiers dits sensibles largement favorisés par une suite de politiques urbanistiques, économiques et sociales déplorables depuis les années 60.

 

Messieurs Alexandre de Fraissinette, Michel Durafour, Joseph Sanguedolce, François Dubanchet, Michel Thiollière, Maurice Vincent portent l’entière et lourde responsabilité de cette situation catastrophique sur laquelle un plus grand nombre s’accorde à dire que les lignes « jaunes » sont dépassées depuis belle lurette et que, pour soutenir une économie industrielle aujourd’hui morte et bien morte, Saint-Etienne a joué « les terres d’accueil » en surabondance sans savoir ou sans vouloir en maitriser les effets négatifs.

 

Messieurs les maires encore de ce monde, cessez de verser des larmes de crocodile en vous apitoyant faussement sur le sort de notre ville. Suivant une règle basique et primaire, toute nouvelle population chasse l’autre ; ce qui est valable chez les animaux l’est aussi chez l’homme. Comprenez que les 70 000 stéphanois qui ont quitté Saint-Etienne et ceux qui continuent à l’abandonner ne l’ont pas fait sans raisons.

 

Bien sûr, les bouleversements industriels n’ont pas favorisé un bon état de santé de Sainté.

Bien sûr, les mines de charbon et les industries lourdes liées à son exploitation ou à son utilisation ont souffert jusqu’à disparaître.

Bien sûr, la reconversion économique de la ville, quand elle n’a pas été mal pensée, a été difficile et laborieuse.

 

Mais il reste ce goût amer en fond de bouche que les collectivités locales, départementales et régionales n’ont pas su anticiper ces grands changements, n’ont pas su négocier ce dangereux virage avec la clairvoyance et les compétences requises.

 

Mesdames et Messieurs les élus les plus anciens, vous avez été mauvais !

 

Ne soyons donc pas étonnés qu’aujourd’hui les communautés importées en masse pour servir une économie industrielle mourante se soient organisées, installées, développées en nombre d’individus mais aussi en ethnies (pays de l’Europe centrale et de l’Est). Ne soyons pas surpris que les quartiers dans lesquels ces populations « d’ailleurs » ont été « orientées » soient devenus des zones, dans tous les sens du terme y compris les plus inadmissibles, les plus insupportables.

 

Messieurs les maires, regarder combien les rues de l’hyper centre-ville stéphanois se sont transformées et dégradées au fur et à mesure que leurs commerces traditionnels ont pris des couleurs d’outre méditerranée ou d’Europe centrale:

Michel Servet, frères Chappe, Neyron, Salengro et tellement d’autres….

 

Regardez combien d’autres rues de l’hyper centre-ville sont devenues mortes ou moribondes : Balay, Charles De Gaulle, Michelet 2/3 sud), Résistance….et tellement d’autres.

 

Regardez combien l’immobilier d'investissement locatif ou commercial a souffert dans ses valeurs transactionnelles là ou l’invasion ethnique a pris peu à peu racines.

 

Regardez combien d’écoles privées victimes de l’hémorragie des populations ont été contraintes d’accepter des élèves d’autres confessions pour survivre. A ce point que, pour certaines, les élèves de confession catholique ont presque totalement disparu.

……

Messieurs les maires, regardez autour de vous et dites-nous sincèrement si vous êtes fiers de vous ?

 

Mais surtout, ne nous dites pas que vous avez délibérément favorisé cette exécrable politique de la ville au seul prétexte de sauver les meubles, c’est-à-dire le rang de Saint-Etienne dans le classement des communes françaises et toutes les aides financières qui en découlent car, « ça », on le sait malheureusement depuis longtemps.

 

Mais surtout, ne jouez pas les ahuris lorsque la presse s’interroge sur les incivilités et les agressions de rue.

Ne jouez pas les ahuris lorsque l’INSEE continue à pointer du doigt la fuite des stéphanois vers des territoires meilleurs.

Ne jouez pas les ahuris en feignant de ne pas comprendre le succès des communes des 1ere et 2eme couronnes stéphanoises.

Ne jouez pas les ahuris lorsqu’on vous dit que, malgré un prix moyen de l’immobilier parmi les plus bas de France, les investisseurs (lyonnais…) qui à une époque très récente s’accaparaient frénétiquement tout ce qui pouvait ressembler à un bon investissement immobilier, ne veulent plus, aujourd’hui, entendre parler de Saint-Etienne.

Ne jouez pas les ahuris lorsque vous constatez que les enseignes commerciales moyen-haut et haut de gamme ont déserté la ville (Roche & Bobois, l’une des dernières survivantes, le fera très prochainement).

Ne jouez pas les ahuris lorsque vous arpentez les marchés de jacquard et carnot (entre autres).

…….

Bref, ne jouez pas les ahuris lorsque le journal « Le Monde » appelle Saint-Etienne « LA CAPITALE DES TAUDIS » ; au regard des quartiers pointés plus haut, « Le Monde » n’a pas totalement tort. Saint-Etienne est devenue une ville repoussante à plus d’un titre.

 

Et maintenant ?

 

L’homme aux 200 engagements va-t-il s’inscrire dans cette dérobade ou prendre le problème à bras le corps?

 

Monsieur Gaël Perdriau, nouveau maire de Sainté, émule de Jean-François Copé, militant pour une droite forte et sans complexe, partisan d’un sursaut pour la France….aura-t-il la poigne et la carrure pour remettre notre ville et son agglomération (communauté) sur les bons rails, ceux d’une ville agréable à vivre ??

 

A en juger les 15 premiers mois de son mandat les espoirs de son électorat semblent tomber comme un soufflé sorti trop tôt du four. A suivre.

 

Mais prudence, les stéphanois sont réellement impatients, de plus en plus impatients.

 

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