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DUBOSCLARD Christian
Ne le : 14/08/1955

Le chien dans notre société

Derniere edition le : 27/10/2013

 

Sujet probablement inattendu, mais ne fait-il pas partie des sujets de société et donc de la société ligérienne ?

 

Plusieurs millions de français ont un animal de compagnie.

Quelquefois cet animal est borderline (NAC) mais il répond a une attente, à un besoin de celles et ceux qui les possèdent.

 

Partant, cet article a toute sa légitimité sur www.agora42.fr

 

Il est dicté par le hasard d’un échange avec une internaute inscrite sur facebook.

Le sujet lancé par un représentant de la SPA de Roanne était :

HUTCH, Américan Staff, mâle de 2011. Adoptable avec certaines conditions – à Roanne.

 

Malheureusement, faute de ne pas parler le même langage, ce dialogue a pris la voie des airs, celle de l’incompréhension.

 

Pour pallier cette petite chamaillerie épistolaire voici un billet qui devrait mettre tout le monde d’accord ; moi vis-à-vis de moi pour commencer. MDR

 

Tout d’abord, il convient de poser le décor.

Je suis tombé dans « la marmite du chien » à la naissance et depuis, c'est un sujet de prédilection, un sujet ou je suis presque intarissable, preuves à l’appui en toute humilité. J’aime la nature dans sa totalité et, au risque d’en choquer plus d’un, je suis (j’étais) chasseur. Eh oui ! Aucune incompatibilité, croyez-moi ; au contraire.

Mais revenons à nos moutons (pas ceux de Ségolène, pour ceux qui suivent –ou peuvent suivre- ma page face de bouc) c'est-à-dire au sujet de ce billet.

 

Dans la deuxième moitié des années 1990, contre toute attente, la racaille (elle ne date pas de ce matin) s’est entourée de chiens.

Je dis contre toute attente, car cette racaille a toujours eu la réputation d’avoir peur du chien, de le considérer comme « une chose vulgaire et sale, une saloperie à ne pas toucher, voire à faire souffrir et/ou à détruire ».

 

C’est ainsi que l’on a vu des Doberman, des Pitt bull, des Rottweiler (pas la courtisane de notre Président) et autres American staff… en bout d’une laisse tenue par cette racaille.

 

A la même époque, en relation avec Madame Piquet Pellorce, directrice de la cellule anti-trafic de la SPA nationale, j’avais créé Tam-Tam-France, association loi 1901 dont l’objet était de lutter contre les importations scandaleuses de chiots, contre les marchands de chiens sans scrupules….

 

Cette initiative, largement soutenue par la presse écrite et TV, avait été pour moi l’occasion de mettre tout ce petit monde puant en émoi (marchands et trafiquants)et de découvrir  « l’arrière boutique » de cette nouvelle tendance : le couple chien+racaille.

Au passage, je veux remercier encore les policiers qui, partageant mon intérêt, m’avaient aidé à plus d’un titre.

 

C’est ainsi que j’avais appris que la dite racaille avait surmonté sa peur et son dégout du chien pour prendre à contre-pied les brigades canines de la police et autres milices privées équipées elles aussi de chiens redoutables pour protéger leurs biens (souvenez-vous du film avec Depardieu –dressé pour mordre il me semble ( ?)).

 

J’avais également pris connaissance des marchés de chiots parallèles, des élevages clandestins dans les caves de HLM par exemple, des combats de chiens, des vols de chats et de chiens pour entrainer les molosses de la racaille dans des voitures elles aussi volées etc, etc ,etc…..

 

Toute la panoplie pour gagner de l’argent facilement ; de l’argent sale, très sale !

 

Bref, c’est donc à cette époque que plusieurs races de chiens de type molossoïde, inconnues jusqu’à lors du quidam, avaient fait leur apparition dans les rues des villes (jusqu’à lors tout le monde s’accommodait du berger allemand (ou chien loup pour les ignares), du boxer, briard et autre beauceron…

 

Bien sur, faisant référence aux camps nazis et aux horreurs qui s’étaient propagées après guerre, des horreurs qui mettaient en scène l’utilisation par les allemands de bergers allemands féroces, le « chien loup » défrayaient de temps en temps la chronique ; quand le journaliste était en mal de sensationnel.

 

Mais comment aurait-on pu reprocher à ces gens de voir dans nos braves bergers allemands des chiens cruels, sanguinaires ; des chiens ne pensant qu’à tuer. Le berger allemand en a alors beaucoup souffert pendant que d’autres races en ont profité pour se développer et s’imposer sur le marché traditionnel.

 

Ces chiens à l’emballage effrayant mais renfermant un cœur gros comme ça sont alors devenus « les bêtes noires » du citoyen mal (ou pas) informé.

Les Pitt bull (c’est comme ça qu’on les appelle toujours aujourd’hui, tout comme on appelait le berger allemand le chien loup, faisant par là un raccourci de langage quand il s’agit d’un molossoïde) ont remplacé au pied levé les autres chien qui faisait peur.

 

Pratiquement tous les chiens de race actuels ont été fabriqués ou transformés par l’homme en fonction de ses attentes, de ses besoins ou de ses folies.

Les chiens de type molossoïde n’ont pas échappé à cette règle et dire qu’ils sont doux comme des agneaux serait une grossière erreur puisque l’homme, dans sa « bienveillance » a non seulement conservé les gènes de ces animaux mais il les a cultivés.

(Exemple : les Boers, Tosa… élevés tout spécialement pour protéger les propriétés des blancs en Afrique du Sud, pour « manger du nègre » dixit.

Le chien n’y est pour rien ; c’est comme ça.

…….

Au final (je ne veux pas écrire un livre sur le sujet), devant l’inquiétude grandissante des citoyens, le législateur a été contraint de prendre des mesures dures, drastiques contre ces toutous qui n’avaient à leur charge que le malheur d’avoir été élevés et utilisés par de la racaille.

Le législateur ne pouvait pas décemment sanctionner le seul bout de laisse, la racaille, il devait sanctionner le chien, ce chien qui n’exécutait que les ordres donnés par des saligauds.

 

La suite, tout le monde la connait. Les races appartenant à ce type ont été lourdement pénalisées et comme je le disais dans mon dial facebook, mis à l’index par le législateur et une forte majorité de pèlerins/citoyens/électeurs.

 

C’est pourquoi je dis aujourd’hui que faire naitre des American staff…..condamnés à vivre en muselière, toujours attachés, ne pouvant pas espérer vivre une vie normale de chien, est une grave erreur que je dénonce.

Que les amoureux de ces races continuent à les élever confidentiellement et les réservent à des acheteurs ayant propriété car un jour cette mode chien+racaille aura disparu comme celle qui a collé longtemps à la peau du Berger Allemand ; il sera temps alors de replacer ces toutous dans leur véritable contexte.

 

Pour finir, après que le législateur soit intervenu par la force des choses, demandez-vous combien de milliers de ces chiens produits par des marchands, par la racaille elle-même,….après avoir vécu dans des conditions abjectes, ont terminé leur parcours dans une pièce d’eau avec une pierre autour du cou, avec des croquettes empoisonnées, pendues, égorgés, sous l’effet d’une injection d’amoniaque dans les veines ou sous un puissant coup de pioche derrière les oreilles.

 

Alors je dis stop.

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