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Ne le : 14/08/1955

LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF

Derniere edition le : 11/09/2015

 
 

Tous les français connaissent cette fable de Jean de LA FONTAINE. Elle ne date pas d’hier mais du XVIIe.s. Et pourtant rien n’a changé ; elle est toujours d’actualité ; elle l’est plus que jamais. Preuve.

 

A l’aube des prochaines élections régionales, marquées par le rapprochement des régions Auvergne et Rhône-Alpes c’est-à-dire par la construction d’une énorme et confortable baronnie, les ambitions les plus viles éclatent au grand jour.

 

Flash-back. Dimanche 30 aout. Ils sont venus, ils sont tous là dès qu’ils ont entendu ce cri, je suis voootre candidaaaaat….. Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux qui ne l’aiment pas, y’a même Gilou le fils maudit avec des mensonges plein les bras….. (Pardonnez-moi Monsieur Charles Aznavour pour ce très médiocre plagiat de « la mamma »).

Eh oui, Ils étaient tous là pour courtiser Monsieur Laurent Wauquiez, le seigneur circonstanciel du Mont Mézenc. Ils étaient là pour se montrer, pour « être sur la photo »….accessoirement pour bâtir ces intrigues politico-politiciennes qu’ils affectionnent tant et qui leur donnent l’impression momentanée d’une certaine puissance, d’une fausse virilité. Ils étaient là également pour faire allégeance, se mettre à genoux et lécher les baskets de leur maître (ou double mètre, c’est au choix).

C’est le jeu. Il faut un leader et une cour qui gravite autour. Charge à Laurent Wauquiez de construire très vite un château de Versailles virtuel pour avoir cette troupe sous la main et contrôler ces électrons libres, incertains et très souvent fugaces quand ils ne sont pas Juda. Sa reconnaissance, sa victoire en dépendent. A condition qu’il les mérite.

 

 

  Dans ce fourmillement de quelque 1500 

  vassaux auto-proclamés, il manquait

  pourtant un nouveau petit bourgeois :

  Eric Berlivet, maire frais émoulu de Roche

  la Molière, près Saint-Etienne.

 

  Son absence était d’autant plus constatée que

  l’édile rouchon ne manque jamais une

  occasion pour se manifester et se faire

  remarquer.

 

 

 

Des mauvaises langues diront qu’il le fait à tort et à travers, trop souvent de manière mal à propos ou carrément scandaleuse (multiples dépôts de plaintes contre les administrés, intimidation des mêmes administrés sur les réseaux sociaux, par avocat interposé,…). Certains diront même que le maire fait preuve d’un manque d’assurance certain, d’un complexe d’autorité, voire d’un délire de persécution…..de paranoïa au petit pied en somme. Font-ils aussi allusion à ses performances de DJ dans des radios locales ou à sa récente profession d’épicier dans une cité stéphanoise ? Allez savoir, « le monde » est tellement méchant, comme on dit chez nous !

 

Laissons ces pensées et commentaires à leurs auteurs en notant toutefois que si ces critiques ne sont pas pures allégations, alors la personnalité du maire de la petite cité minière n’est pas enviable.

 

Mais revenons à nos 1500 moutons moins 1.

Alors que Laurent Wauquiez fédérait sous le slogan « un nouveau souffle pour notre région », on pourrait penser que Monsieur Eric Berlivet manquait précisément de souffle pour tenir la distance… jusqu’au sommet, qu’il serait obligé de s’arrêter au bout de quelques centaines de mètres…

 

La réalité semble plus simple.

 

 

Monsieur Berlivet, le petit maire qui s’autorise à parler sur la presse du projet de l’A 45 alors que le Président du conseil départemental de la Loire et celui de Saint-Etienne Métropole refusent de le faire avant que les élections régionales ne soient passées, le petit maire, donc, a choisi, plutôt que de crapahuter dans les sentes du Mézenc et prendre le risque d’être noyé dans le troupeau des suiveurs, d’aiguiser ces mimines sur le clavier de son ordinateur.

 

Il a rédigé une lettre ouverte à l’adresse des adhérents à l’UDI et à leur président départemental (comprendre François Rochebloine).

 

Ah bon ! Me direz-vous.

Ah oui ! Vous répondrai-je (puisque cette lettre circule sur le web et qu’un blog stéphanois s’en est déjà fait l’écho. Que la presse quotidienne régionale le rappelle aujourd’hui – 11/9/2015-).

Mais pourquoi ? Me direz-vous.

Parce que ! Vous répondrai-je. Mais, comme je ne suis pas avare avec les mots, je m’empresserai de développer.

 

Parce que, tous ceux qui s’intéressent un peu à la vie politique ligérienne ont compris depuis un certain temps que Monsieur Eric Berlivet n’envisageait pas de se satisfaire de ses rôles de maire et de vice-président de Saint-Etienne Métropole (pourtant deux providences). Qu’il nourrissait d’autres ambitions. C’est un phénomène très connu dans ce milieu qui s’appelle « prendre le melon ».

 

Sa première ambition, annoncée tout en sous-entendus au lendemain des élections municipales, était de se faire reconnaitre par ses pairs comme le candidat devant obligatoirement figurer en position d’élu sur la liste des élections régionales à venir.

 

Pour mettre ce programme unilatéralement personnel en place (oh le vilain barbarisme), Monsieur Berlivet a commencé (réellement ou faussement, beaucoup s’interrogent) par prendre ses distances avec Monsieur Gilles Artigues lors des dernières élections départementales. Puis, au grand dam de son entourage politique, que ce soit celui de Saint-Etienne Métropole ou le conseil municipal de Roche la Molière (dont la scandalisée Madame Annick Fay, 1ere adjointe) il a pris le parti de soutenir Monsieur Marc Petit, maire communiste de Firminy au 2eme tour des dites élections départementales.

 

Pas très glorieux tout ça et on s’éloigne un peu du sujet, mais si peu.

 

Eh oui, en principe un ascenseur fonctionne dans les deux sens et Monsieur Eric Berlivet a dû penser que le coup de pouce (très contestable) rendu à Marc Petit serait payé cache par un soutien du maire de Firminy à sa propre candidature aux régionales.

 

Bref, on l’a compris, Monsieur Eric Berlivet donne l’impression très sérieuse d’avoir les dents tellement longues qu’elles rayent le plancher du panier de crabes (j’emploie souvent cette expression ; je la trouve tellement juste s’agissant du monde politique).

 

Il est partout Monsieur Berlivet mais la plupart du temps là où personne n’imaginait le trouver. Il est sur la scène des animateurs du bal du 14 juillet pour jeter un chapeau qu’il ne porte plus depuis longtemps tant son tour de tête se serait curieusement développé. Il est au volant d’une camionnette pour participer au corso fleuri de sa commune, histoire de montrer ses origines villageoises et qu’il sait relever les manches quand il le faut….. Mais il n’est pas dans les rues, « sur le chantier » comme on dit chez nous (bis).

 

C’est ainsi qu’il oublie que le préau de l’école de la côte Durieux et la colère des habitants de ce quartier délaissé menacent ; pour l’un de s’effondrer pour l’autre d’exploser. Il met en place beaucoup d’animations dans sa commune (et quelles animations) Monsieur Berlivet. Peut-être pense-t-il donner à sa municipalité une image illusoire de dynamique… ? Il fait beaucoup de publicité, pour des entreprises qui n’intéressent probablement personne, Monsieur Eric Berlivet, (mutuelle, marchands de voitures…..), , mais il dit à ses administrés qu’il n’a pas eu le temps de faire le tour des propriétés communales (une cinquantaine de bâtiments en 1 an et demi de mandature) et qu’il n’a pas de budget pour entretenir la moitié du quart du réseau routier de sa commune, celui placé sous sa responsabilité.....

 

Par contre, Monsieur Eric Berlivet, promu vice-président aux poubelles par le Président de Saint-Etienne Métropole (Monsieur Gaël Perdriau qui, en fine mouche, a saisi au passage l’opportunité de son élection en tant que maire pour lui refiler un bâton merdeux, celui dont probablement personne ne voulait) essaie de faire passer l’idée que Roche la Molière devienne la capitale des poubelles en accueillant sur son territoire la construction d’une usine de traitement des déchets.

 

Capitale des poubelles ! Une jolie signature sur les panneaux d’entrée de la ville.

 

Enfin, vous l’aurez compris, Monsieur Eric Berlivet fait tout pour qu’on parle de lui, qu’il soit remarqué ; En tout cas c’est l’impression qu’il donne.

 

Le problème est que ceux qu’ils voulaient impressionner (peut-être) regardent sa curieuse agitation désordonnée avec un œil indifférent, certainement amusé ou, plus grave, dépité.

Pour le coup, Monsieur Eric Berlivet n’est pas appelé pour figurer en position d’élu sur la liste loire des régionales (jusqu’à preuve du contraire. Mais le contraire est-il envisageable ?).

 

Quoaaaaaaaaaaaaaaaaa ! On ne veut pas de moi pour les régionales ?

Après tout ce que je n’ai pas fait (y compris rester tranquille dans mon coin jusqu’à ce que mon heure arrive) c’est un scandaaaaaaaale !

 

Alors, n’écoutant que son « non-sens » réactif, Monsieur Eric Berlivet décide d’adresser un message par courriel à tous les adhérents de l’UDI 42. On ne se demandera pas comment il a eu le fichier, ça n’a pas d’importance.

 

Avec une tête de lettre qui clouerait le bec au plus égocentrique des égocentriques (logo personnel – une méthode jamais vue dans le monde de la communication, vulgaire et inacceptable pour la profession) et sa photo des grands jours, monsieur Eric Berlivet demande le plus naturellement du monde que les adhérents UDI 42 réclament une concertation pour désigner qui doit être candidat aux élections régionales. Tu y crois toi ? Personnellement, ça me laisse sans voix.

 

Si sur le fond, Monsieur Eric Berlivet n’a pas complètement tort puisque son appel fait référence au sens premier du mot « démocratie », il se met cependant les dix doigts et les deux pouces dans le nez jusqu’à la cervelle.

 

- N’appartient-il pas à un parti politique qui s’appelle l’UDI ?

- Et ce parti politique n’a-t-il pas des règles incontestables et respectables dès lors qu’on y adhère ?

- Un appel à candidature n’a-t-il pas été lancé (démocratiquement ????) le 03 avril 2015

- La commission nationale des investitures de l’UDI, présidée par Monsieur Lagarde, ne s’est-elle pas prononcée sur la candidature du sieur rouchon 1er ?

 

Enfin, cerise sur le gateau :

 

Monsieur Eric Berlivet a-t-il plébiscité les adhérents à l’UDI 42 pour savoir si sa candidature à la mairie de Roche la Molière était la plus appropriée ?

Mieux, dans le respect d’une stricte démocratie qu’il défend, a-t-il consulté les rouchons pour savoir si sa candidature aux municipales de 2014 était souhaitée pour piloter le devenir de Roche la Molière ?

 

Monsieur Eric Berlivet, pour l’heure, au sens de Monsieur Jean de La Fontaine, vous êtes une grenouille. Protégez-vous des serpents qui pourraient vous avaler en une bouchée, ils sont partout, et dans tous les cas faites votre cette remarque de Jean de La Fontaine :

 

"La chétive pécore s'enfla si bien qu'elle creva. »

 

 

 

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