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Ne le : 14/08/1955

L’ARCHIDIACRE WAUQUIEZ

Derniere edition le : 21/01/2016

 
 

Selon Cecelia Ahern, dans La vie est en moi, « Le problème, c'est que vos mensonges sont construits sur d'autres mensonges plus anciens ! Vous mentez une fois, vous devez mentir une deuxième fois. Si vous révélez un tout petit bout de vérité, tout s'effondre. Alors vous continuez à mentir. »

 

                                                                  ___

 

Dans une féroce satire politique parue le 6 janvier sous le titre FRANCOIS LE PETIT, l'écrivain Patrick Rambaud est de retour. Et il n'épargne personne: ni François-le-flou, ni le duc Valls, ni l'archidiacre Wauquiez, ni le père Philippot.

 

Dans son ouvrage, le seul personnage concernant la Loire étant Laurent Wauquiez, nous nous contenterons de publier des extraits le visant, issus de la plume assassine et de l’humour grinçant de Patrick Rambaud.

 

N’en déplaise aux esprits chagrins aux rangs desquels agora42.fr ne s’inscrit pas, cet ouvrage drôle et acide à la fois est très proche d’une réalité crue, servie sur un plateau aux relents mythomaniaques.

 

(pages 74 et 75) A PROPOS DE LA MANIF CONTRE LE MARIAGE GAY :

 

« …Dans ce flot de marcheurs on n’en distingua qu’un, plus haut de taille, qui marchait sur les pieds de ses voisins pour monter au premier rang et trôner sur les photographies ; il portait une parka rouge sang et des cheveux prématurément gris.

 

 

C’était l’archidiacre WAUQUIEZ, descendu de son bastion du Puy-en-Velay qui se flattait d’être édifié sur la voie sacrée de Compostelle. Là-bas il buvait de la liqueur de verveine et causait de la fête du cochon, mais ici il fallait exister en s’exposant, quitte à faire la roue en prétendant s’adonner au bénévolat et s’entrainer pour le marathon de Paris.

Etait-ce de la même teneur quand il confia à une gazette qu’il était fier d’être né au Chambon-sur-Lignon où les villageois cachèrent des juifs pendant l’occupation des Germains : « c’est en face de chez moi qu’on accueillit et protégea Elie Chouraqui », dit-il, mais ce réalisateur de cinématographe naquit cinq ans après cette guerre fâcheuse.

 

N’était-il qu’un vantard comme le duc de Morin qui se vieillit de dix-sept ans pour affirmer avoir assisté au débarquement des troupes alliées en Normandie ? (ndlr : ou comme son mentor, Nicolas le 1er, qui n’hésita pas un instant à dire qu’il était assis sur le mur de Berlin pour le casser avec le marteau en plastique dur de sa panoplie Le Petit menuisier)

 

L’archidiacre Wauquiez s’étendait à tout, entreprenait tout, et pris sur le fait ne rougissait de rien, maître en inventions et en calomnies, qui ne tarit jamais et qui demeura bien rarement court ; qui se trouvant à découvert et dans l’impuissance se repliait prestement comme les serpents dont il conservait le venin.

Il ne cessait d’essayer de vous regagner dans le dessein bien arrêté de vous étrangler ; et tout cela sans humeur, sans haine, sans colère, tout cela à des amis de la plus grande confiance, dont il avouait n’avoir jamais eu aucun lieu de se plaindre.

L’ambition la plus démesurée lui faisait tramer ce qu’il y avait de plus sombre, de plus profond pour ruiner ce qu’il y craint d’obstacles, et tout ce qui peut même, sans le vouloir, rendre son chemin moins sûr et moins uni.

Tout en lui était calculé pour plaire, crotté avec le fermier, en kimono pour un combat de judo, avec des patins pour inaugurer une patinoire, mais il passait parmi les Impériaux pour un Judas et un obsédé lorsqu’il fustigeait les migrants, les homosexuels, l’Islam, tout ce qui effrayait le petit peuple craintif de la droite.

 

 

Comment et pourquoi était-il parvenu à ce point ? »

 

« Je ne vote plus depuis longtemps. Je n'aime ni la gauche, ni la droite, ni le centre, ni les extrêmes, ni les trois quarts. Tous les politiques sont obligés de mentir, sinon ils se cassent la gueule. » Le Parisien, 17 janvier 2015. [Guy Béart]

 

 

(pages 75, 76 et 77) « SON PARCOURS ETAIT TRUFFE DE MENTERIES.

 

Il prétendait avoir étudié dans un collège cévenol quand il était allé au lycée Victor-Duruy (Paris) et la ferme de famille n’était qu’une maison de vacances. Il réduisait son père divorcé au rôle d’un employé de banque quand il appartenait au cercle des dirigeants d’Indosuez.

A Paris, il habitait avec sa mère rue Vaneau, ses fenêtres s’ouvraient sur le jardin de Matignon, une bonne en tablier assurait le service et une cantatrice lui apprit à poser sa voix.

Conseiller d’Etat, à sa sortie de l’ENA (promotion Ribouldingue) il partit en stage au Caire où il apprit, dit-il, l’arabe classique et fréquenta sœur Emmanuelle, ce qu’il racontait avec des détails dont il était le seul à se souvenir. Il vit une dernière fois la religieuse, moribonde, dans sa maison de retraite du Var, mais elle était inconsciente et ne put témoigner de leur relation si intense et si riche (MDR).

 

En 2004, le comte Barrot, pieux centriste nommé à l’Europe, lui confia son Val-de-Loire, ses dossiers, une maison et sa femme de ménage ; l’archidiacre Wauquiez devint son fils adoptif et sut écarter le véritable fils avec des menaces.

Menaces encore à ses concurrents du Parti Impérial qui gênaient son ascension : « je te briserai » disait-il souvent.

De sensibilité gauchiste durant ses études –sociaux-démocrates- il affirma à cette époque ses tendances droitières et extrêmes, glorifia les frontières qui nous protégeaient des malséants et des profiteurs, prôna la sortie de l’Europe, saluait une France recroquevillée.

Il croisa le chemin de l’éminence noire de Nicolas 1er, l’abominable abbé Buisson qui poussa sa carrière et le fit nommer ministre.

Fut-il conscient de ce climat raciste qu’il avait entretenu autour de lui ? Avait-il vu ce gros curé qui marchait soutane au vent en scandant : « Y a bon Banania ! Y a bon Taubira ! » Cela sentait nos missions coloniales d’antan, que l’archidiacre Wauquiez devait regretter… »

 

Ainsi soit-il !

Adieu sœur Emmanuelle, adieu Jacques Barrot.

Bonjour Sarkozy, Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand, NKM, Morano.

 

Aujourd’hui, Monsieur Laurent Wauquiez, incorrigible menteur devant l’éternel, accompagné de défroqués et de trop d’incompétents, est devenu Président de la 2eme région de France. Dont acte !

 

 
 

 Quels qu’en soient le prix et

  surtout les moyens employés,

  tout un chacun a compris depuis

  longtemps que l'homme aux

  dents très longues n'a qu'un seul

  objectif: être élu Président

  de la République en 2022.

 

  Pourquoi pas !

 

 

 

 

Fasse seulement que sa personnalité aux penchants machiavéliques ne soit qu’un réel bienfait pour notre région et qu’il ne la précipite pas dans les abimes.

Car, dans 6 ans, la région Auvergne – Rhône-Alpes n’aura plus que valeur de trampoline pour Laurent Wauquiez ou alors celle, plus douloureuse, d’une terrible estocade portée par le peuple.

 

Extraits de « François Le Petit », par Patrick Rambaud, Editions Grasset

 

Patrick Rambaud, né à Paris le 21 avril 1946 est un écrivain français.

Il est l'auteur d'une trentaine de livres dont plusieurs parodies et a obtenu, en 1997, le Prix Goncourt ainsi que le Grand prix du roman de l'Académie française pour La Bataille (Grasset).

Il a été élu membre de l'Académie Goncourt en 2008

 

Article très librement illustré par des caricatures de Monsieur Laurent Wauquiez.

 

 

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