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Ne le : 14/08/1955

JEU DE QUILLES A SAINT-ETIENNE VILLE ET METROPOLE

Derniere edition le : 02/12/2016

 
 

En 2014, l’élection annoncée peu probable de Gaël Perdriau à la tête de Saint-Etienne avait incité la presse à s’intéresser au nouvel édile de la préfecture de la Loire.

 

C’est ainsi que, sous un titre peu flatteur affiché en couverture  « GAËL PERDRIAU EST-IL A LA HAUTEUR ? »,  le magazine L’EXPRESS avait publié une édition spéciale de 16 pages consacrée au 1er magistrat frais émoulu.           Son objectif était de casser la carapace de l’élu (ou son fragile cocon) et de permettre aux lecteurs de mieux comprendre, de mieux cerner les caractéristiques intrinsèques de Monsieur Perdriau, ses valeurs profondes, ses ambitions et ses grands projets pour la cité ainsi que de mettre en lumière « le noyau dur » qu’il avait strictement sélectionné pour mener sa mission à bien (L’Express n° 3299 du 24 au 30 septembre 2014).

 

C’est, aujourd’hui, sur ce dernier point qu’il parait utile de revenir.

 

Sous le titre «  Les nouveaux visages de la municipalité » et le sous-titre « Le nouveau maire de Saint-Etienne s’appuie sur un noyau dur de fidèles et sur une poignée d’adjoints pivots. », Sylvain Rolland, l’auteur du dossier, faisait une revue de détail des plus fervents soutiens de campagne du candidat Perdriau lesquels furent légitimement désignés, au lendemain de l’élection, pour constituer son armée de proches conseillers et collaborateurs.

 

I)-LA GARDE RAPPROCHEE

 

A-     PIERRE GAUTTIERI, ex attaché parlementaire du député Paul Salen, en froid polaire avec Michel Thiollière depuis son éviction du cabinet par l’ancien maire, est curieusement nommé directeur de cabinet. Du propre aveu de Gaël Perdriau, « il fait office de « maire bis ». A cette époque, vu comme une « bête de travail », il est considéré et apprécié des élus.

 

Mais ça, c’était avant !

 

Depuis, il semblerait que les relations avec les élus se soient tendues ; tellement tendues que le « maire bis » serait dans le collimateur de plus d’un.

 

En décembre 2015, presqu’un an jour pour jour, Agora 42 avait déjà attiré l’attention de ses lecteurs en publiant un papier intitulé « COMME UN MALAISE… »

 

http://www.agora42.fr/article/comme-un-malaise.html

 

Extrait : « …Non, il est question des palabres basés sur des inquiétudes, sur les capacités de Monsieur Perdriau et celles de son équipe, de plus en plus contestée, à sortir Saint-Etienne des ornières. Dans ce légitime questionnement, largement étayé par le résultat des urnes mais aussi par une accumulation d’erreurs dont la dernière en date consiste à établir un scandaleux parallèle entre le « terrorisme jambon beurre/beaujolais » et le terrorisme des fous de Dieu, une question presque récurrente circule de bouche à oreille, y compris dans les milieux les mieux informés et/ou les plus proches du maire :

 

QUI PILOTE REELLEMENT NOTRE VILLE ? EST-CE LE MAIRE OU SON DIRECTEUR DE CABINET ?

 

Monsieur Gaël Perdriau, il semble que cet avertissement prononcé par les stéphanois soit suffisamment sérieux pour que vous décidiez, avec fermeté et lucidité, avec courage et détermination, de préciser une nouvelle et prochaine ligne de conduite. »

 

B-      PIERRE GEY. Son CV a séduit Gaël Perdriau ET Pierre Gauttieri : « il a occupé quatre postes en trente-deux ans. Cela prouve sa compétence mais aussi et surtout sa loyauté. » Il est nommé DGS c’est-à-dire directeur général des services.

 

Mais ça, c’était avant.

 

Depuis, Pierre Gey a (été) démissionné de ses fonctions pour retourner en Papouasie du sud. Qui l’a poussé vers la sortie et pourquoi ?

 

C-      Pour avoir la réputation, semble-t-il fondée, d’être un homme qui connait parfaitement les dossiers stéphanois, ancien conseiller au cabinet de Michel Thiollière, ex secrétaire général des élus UMP, DAVID RIGAULT est nommé directeur de cabinet de Gaël Perdriau à Saint-Etienne Métropole.

 

Mais ça c’était avant.

 

Depuis quelque temps, il circulait dans les couloirs, avec insistance, que David Rigault serait amené à (être) démissionné de ses fonctions, d’ici à la fin de l’année 2016, pour voler vers d’autres horizons sans doute plus accueillants. Aujourd’hui, l’information est rendue publique, presqu’officielle. Qui a poussé cet homme, compétent et apparemment apprécié, vers la sortie et pourquoi ?          Certainement pas le principe de mutualisation des services, la ficelle est trop grosse ! Car, ne l’oublions pas, Saint-Etienne n’est pas Saint-Etienne Métropole, à plus d’un titre et vice versa.

 

On notera au passage que deux autres collaborateurs essentiels du cabinet du président de Saint-Etienne Métropole quitteraient également leurs fonctions. Un hasard ? C’est peu probable !

 

Là, l’ébauche d’une réponse pointe : Pierre Gauttieri, la bête de travail qui n’a pas assez de 24 heures par jour pour assumer ses fonctions de « maire bis » à Saint-Etienne ville, serait pressenti par Gaël Perdriau pour endosser la charge de directeur de cabinet de l’agglo en sus de ses attributions communales. En même temps que « maire bis », il deviendrait « président bis » de l’agglo. Stupéfiant non ?

 

A ceux qui savent le faire, priez pour que Monsieur Perdriau ne confie pas à Pierre Gauttieri les clefs de sa maison, les codes de son (ses) compte(s) personnels, …

 

Existe une autre hypothèse : Malgré son engagement, la main sur le cœur, de se consacrer uniquement à l’administration de Saint-Etienne, Gaël Perdriau pourrait envisager sérieusement de se présenter à la prochaine sénatoriale (2017). Dans ces conditions il pourrait confier le pilotage de la ville et de l’agglo au « maire et président bis ». Ce serait une énorme double faute.

 

D-     Directeur du protocole, ERIC FAGES est le grand chambellan des petites promenades quotidiennes du maire. Par courtoisie, il convenait de le mentionner comme il est normal de citer OLIVIER HAMON, directeur de cabinet adjoint en charge de tourner les pages de l’éphéméride du 1er magistrat.

 

E-      OLIVIER BARBE est directeur général de la communication (ville et agglo). Les erreurs de casting existent ; que dire de plus ?

 

F-      Parmi les conseillers techniques participant à la garde rapprochée de l’édile, MOHAMED GHOULAM est mentionné dans l’article de L’Express en tant que responsable des relations avec les populations des quartiers sensibles. Une charge supposée très utile qui ne devrait jamais lui échapper tant les musulmans sont excessivement et de plus en plus nombreux dans la grande région stéphanoise.

 

G-     Dernier mentionné mais premier viré du noyau dur, CHRISTOPHE BORY, conseiller technique à l’urbanisme. Architecte urbaniste, il s’est fait remarquer par son parcours pour le moins sinusoïdal : Ecologiste ((ex) président de génération écologie Loire) tout en étant MoDemiste puis Lemairiste avant d’être Juppeiste mais surtout absenteiste lors de la campagne de Gaël Perdriau (et pour cause, il était candidat à la municipale de Fraisses). Sa nomination au sein du cabinet comme son limogeage au bout de trois mois d’activité municipale interpellent. La question en suspens est de savoir pourquoi sa tête a été mise sur le billot au bout de 3 mois seulement et par qui.

 

 

II- LES ADJOINTS DE CHOC

 

En soi, ce titre porte à rire ; les 3 sous titres qui suivent aussi.

 

A-     LE PILIER, GILLES ARTIGUES

 

« En politique, l’amitié va et vient. Hier adversaires, Gilles Artigues et Gaël Perdriau s’entendent aujourd’hui comme larrons en foire ».

 

Soit le journaliste n’a point de peur et aucun sens du ridicule, soit il s’est très mal renseigné et, par-là, il a remarquablement mal fait son job.

Par complaisance, pour ne pas revenir sur la genèse du rapprochement obligé de Gilles Artigues et de Gaël Perdriau, on va dire que, en apparence c’est comme ça. Ça ne coute rien.

 

La réalité semblerait cependant tout autre.

 

Depuis 2014 mais surtout depuis son échec grandiose à l’élection au conseil départemental, Gilles Artigues n’a eu de cesse de semer la zizanie dans sa propre famille politique et ce jusqu’à ce qu’il obtienne la présidence de l’UDI, seul trampoline qui pouvait lui permettre de rebondir, de ne pas sombrer dans les abîmes de l’oubli (le plus dur à avaler et à digérer quand on a les dents qui sont plus longues que les bras).

 

Parallèlement il a développé et entretenu ses soutiens à l’intérieur même du conseil municipal de Saint-Etienne et prétend aujourd’hui avoir une majorité d’élus ralliés à sa cause.

Le maire de Saint-Etienne serait ainsi à la merci d’une opposition à l’intérieur de sa propre majorité. Oups !

 

Bref, comme le dit Sylvain Rolland dans son dossier : « Entre les deux poids lourds de la majorité, point de concurrence.». [lol.] D’autant moins de concurrence que « Artigues rêve de redevenir député [et que] pour le convaincre, Perdriau l’a exaucé : en théorie, l’UMP (LR) ne présentera pas de candidat face à lui aux législatives de 2017. »

 

Re Oups ! Car, en théorie, si Gilles Artigues a annoncé sa candidature sur la 1ere circonscription de la Loire (à défaut, pour l’instant, d’avoir annoncé une possible candidature à la sénatoriale qui suivra), l’UMP envisage de présenter Robert Karulak, secrétaire départemental des LR 42, sur la même circonscription.

 

Preuve qu’il y a souvent loin de la coupe aux lèvres et que des copains comme cochon peuvent aussi décider de s’étriper.

 

La nomination de François Fillon comme candidat LR à la présidentielle devrait par ailleurs apporter un peu de sel et de poivre, voire de piment, dans la répartition des candidatures (investies ou non) pour les prochaines échéances électorales (législatives et sénatoriales).

Les bagarres à prévoir auront-elles une influence sur la gestion de Saint-Etienne et celle de sa métropole ???? A suivre avec un très grand intérêt.

 

B-      LE DISCRET GEORGES ZIEGLER

 

Discret, c'est le moins que l’on puisse dire.

 

Si, acoquiné à Gilles Artigues, l’ancien adversaire de Gaël Perdriau à l’élection municipale de 2014 cultive de manière très ou trop personnelle, certainement avec efficacité, les réseaux économiques (la puissance), il parait clair que le 3eme adjoint du maire de Saint-Etienne est un adepte du « pour vivre heureux, vivons caché ». De fait il est extrêmement difficile de le poser en évidence sur la sellette, sous le feu des projecteurs citoyens, sans courir le risque d’être accusé de propos diffamatoires. Patience, son jour viendra certainement.

 

En attendant, l’UDI Georges Ziegler a dû passer, le 07 octobre 2016, la main de la présidence de la puissante agence d’urbanisme EPORA (Établissement public foncier de l'Ouest Rhône-Alpes) à son adversaire LR, le « encore député » Dino Cinieri. Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre !

 

C-      LE SPECIALISTE MICHEL BEAL

 

L’Express nous apprend que « Gaël Perdriau a taillé pour son ami Michel BEAL une délégation sur mesure…[au prétexte qu’il] dispose de très bons contacts avec les syndicats. Son expertise juridique en fait un allié précieux ».

 

Mais ça, c’était avant.

 

Depuis, le maire de Saint-Etienne et/ou le maire bis ont décidé de tailler des croupières à l’ancien bâtonnier. Au même prétexte des excellentes relations qu’il entretenait avec les syndicats il a (été) démissionné.

Le hic pour la municipalité stéphanoise est que Michel Beal, proche de Gilles Artigues, a conservé son mandat de conseiller municipal. La majorité d’opposition dans la majorité municipale reste donc intacte en nombre. Le danger aussi.

 

 

Il en est ainsi dans un couple de dirigeants comme dans un couple familial : on se demande souvent qui porte les culottes. Que ce tableau gris n’entame pas le moral des (agglo) stéphanoises et des (agglo) stéphanois. Demain sera un autre jour et, entre temps, il y aura les fêtes de fin d’années pour distraire ou amuser les esprits.

 

 

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