site
Image de profil de Administrateur
ADMINISTRATEUR Administrateur
Ne le : 14/08/1955

« IL Y A CEUX QUI ONT POUR VOCATION DE CONSTRUIRE ET CEUX QUI NE PENSENT QU’A DETRUIRE » (F.Rochebloine)

Derniere edition le : 18/05/2016

                                Au sommet d'une réunion dite "informelle"
 

Par un courrier en date du 15 janvier 2016, François Rochebloine annonçait que, en 2016, il ne se présenterait pas à sa propre succession de Président de l’UDI Loire.

 

Profitant de cette annonce sans véritable surprise, il faisait un point très sévère sur l’année 2015 disant que certains militants aux dents trop longues l’avaient entravée par « des démarches individuelles à courte vue et des tentatives de déstabilisation ». « Certains, disait-il, ont même entrepris de discréditer mon action à la tête de la fédération et d’initier une dissidence dans le but avoué de me pousser à démissionner de la présidence ».

 

Non avare en qualificatifs rageurs, le député de la 3eme circonscription de la Loire ne cachait pas sa rancœur en parlant, à propos des révoltés centristes, de « manœuvre détestable gravement préjudiciable pour l’image du parti », « de gâchis et de déception », allant jusqu’à enfoncer une porte ouverte en ressortant cette lapalissade abondamment employée quand il s’agit de politique : ils ont réduit l’engagement politique à l’application systématique de la maxime bien connue : ôte toi que je m’y mette ! »

 

Il est vrai que ce sont les portes ouvertes qui font le plus mal quand on les prend en pleine poire ! N’est-ce pas Monsieur François Rochebloine ?

 

Pour mieux comprendre la montée en température de monsieur Rochebloine, il faut se souvenir que, tel Christian Fletcher, Gilles Artigues avait soulevé en 2015 une double équipe de mutins (une fois de plus, mais ne dit-on pas que dans la gêne il n’y a pas de plaisir) pour entrer en rébellion contre l’apathique UDI Loire puis « sa succursale » le Parti radical Valoisien et, surtout et avant tout, contre leur gouvernance jugée par trop mollassonne. Quand on veut tuer son chien ne dit-on pas qu’il a la rage ? Très rarement on a raison !

 

Après sa défaite aux élections départementales 2015, Gilles Artiques se trouvait en rupture de parti pour approcher avec un minimum de sérénité les échéances des législatives et de la sénatoriale en 2017. Il était urgent qu’il en mette « un » en coupe réglée. En attaquant, un an à l’avance, sur deux fronts de la même famille (UDI) il visait à s’en accaparer la présidence. Un stratagème bien monté et tellement aux antipodes de ce que l’on a l’habitude de voir dans ce milieu : l’anticipation de l’action.

 

Il fallait aussi que Gilles Artigues règlent ses différends avec Michel Thiollière et le PR, François Rochebloine et l’UDI tout en faisant remarquer de manière ponctuée son apparente puissance de frappe à Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne.

Il fallait que Gilles Artigues retrouve une légitimité, « SA » légitimité sur l’échiquier politique ligérien.

 

Bref, à la fin de ce courrier étalé sur deux pages, il était facile de comprendre que les élections des instances UDI 42, prévues le 18 juin prochain, s’annonçaient entachées de colère, de fortes rivalités entre les différentes composantes centristes, ainsi que d’un esprit de vengeance multidirectionnel qui, in fine, ferait ressembler le renouvellement des instances départementales à un magnifique jeu de quilles dans lequel chacun rivaliserait d’adresse ou de bas calculs pour faire un strike.

 

Que voulez-vous, il faut bien que le linge sale se lave un jour, même en famille.

 

MAIS ÇA C’ETAIT AVANT !

 

Aujourd’hui, 4 mois après ce courrier enflammé de François Rochebloine, le champ de bataille s’est transformé en pays des Bisounours dans lequel tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

 

Jugez :

 

Gilles Artigues annonce sa candidature à la présidence de l’UDI 42. C’était dans les tuyaux bien huilés ; c’est donc sans surprise. Un microbe a essayé de se glisser dans les rouages de l’élection en faisant acte de candidature ; il a été renvoyé à sa mairie de Roche La Moliere d’une simple chiquenaude.

 

CE QUI EST RENVERSANT EST AILLEURS :

 

1-      Lors des deux tentatives de putschs initiés par Gilles Artigues et ses compères au printemps 2015, le « grand copain » de François Rochebloine, Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI nationale) avait volé au secours de « son pote » en prononçant des exclusions temporaires (suspensions) à l’encontre des indisciplinés dont Gilles Artigues.

Ces mesures sévères empêchaient les suspendus de se présenter à toute élection sous la bannière UDI. Or, pour relever ces sanctions, il faut qu’une CNAT (commission d’arbitrage et de transparence) réunie suivant un strict protocole par les instances du parti, statue sur chacun des cas mis au piquet, derrière la ligne de touche. Il en est ainsi également pour les composantes de l’UDI.

 

Aux dires de certains militants UDI représentatifs dans la Loire, aucune CNAT n’aurait été réunie depuis la suspension des révoltés. Mieux, ils affirment qu’il leur est impossible d’obtenir des informations sur le sujet et que c’est totalement contraire aux statuts de leur parti.

 

La logique voudrait que ce point on ne peut plus noir soit éclairé par la production publique et immédiate de documents officiels. Les doutes quant à l’éligibilité des candidats seraient levés et l’élection des instances départementales de l’UDI 42 pourrait se dérouler dans de saines conditions (on va dire comme ça).

 

2-      François Rochebloine (UDI et FED), malgré le soutien de Jean-Christophe Lagarde, affiché tout récemment encore comme un précieux étendard, semble avoir mystérieusement enterré la hache de guerre avec Gilles Artigues. Aucune prise de position sur la candidature de son ennemi d’hier ; aucune information sur le réel statut des mutins ; un soutien à peine voilé !!!!!!

Pis, Emmanuel Mandon, son solide et invariable lieutenant, aurait fait lui aussi allégeance à l’ennemi juré de son maître en acceptant de le suivre dans l’aventure du renouvellement des instances UDI Loire. Fracassant !

Ce faisant, si sa candidature est avérée, le conseiller régional élu comme son homologue, Madame Laurence Bussière, grâce au député Rochebloine signe peut-être son arrêt de mort politique… ?

 

3-      Michel Thiolliere (Parti radical), le maire de Saint-Etienne déchu en 2008 à cause des intrigues conduites contre lui par Gilles Artigues, président en titre du Parti radical, censé nourrir une haine profonde et irréversible contre le 1er adjoint stéphanois, Michel Thiollière donc, après avoir laissé filer le Parti radical 42 vers les abimes de l’oubli, semblerait lui aussi se satisfaire du retour (sans lauriers et sans triomphe) de celui qui lui a fait mettre le genou à terre. Le pape a décrété l’année miséricordieuse ; à ce point-là c’est hallucinant.

 

4-      Pour parfaire le stratagème de Gilles Artigues, qu’il soit intelligemment conduit ou bâti au fil de circonstances heureuses, Madame Nicole Forest, présidente du Nouveau Centre (succursale parmi d’autres de l’UDI), donne sa démission et se déclare déjà comme candidate Centre Droit aux élections législatives de 2017, 3e circonscription encore tenue par François Rochebloine. Sachant que Madame Forest a été particulièrement malmenée par François Rochebloine, qu’elle est adjointe de Monsieur Hervé Reynaud, maire tombeur du « convenu » à Saint-Chamond en froid glacière avec le député en titre, on peut s’imaginer avec un delta d’erreur tendant vers pas grand-chose que cette décision ramène le NC (nouveau Centre) dans l’escarcelle du prétendant à la présidence de l’UDI 42 ; qu’elle signe la disparition du député Rochebloine et remet sérieusement en cause les éventuelles velléités politique de son soutien, le sieur Emmanuel Mandon.

 

5-      Jean Marie Pabeau (Alliance Centriste) est le seul à ne pas vouloir rendre les armes. Encore président de son parti dans la Loire, il a décidé de faire acte de candidature contre Gilles Artigues (annoncée par un mail adressé à agora42.fr). Il aura toutes les difficultés du monde puisque Madame Aubourdy, très proche de Gilles Artigues, a noyauté le parti en provoquant, semble-t-il, une abondance de nouvelles adhésions. « J’y vois pas beau tout ça ! »

Saura-t-il convaincre ses compères centristes de le suivre dans cette croisade anti magouilles ? Sa candidature suscitera-t-elle des réactions au sein des composantes de l’UDI ? Si oui, il y a urgence puisque la date limite des dépôts de candidatures est fixée au 20 mai 2016. A moins que sous l’effet de contestations solides reposant sur un éventuel non-respect des statuts UDI cette élection soit, sous l’impulsion de militants qui en ont dans la culotte (???), repoussée à une date ultérieure……A suivre avec un réel intérêt.

 

Enfin ! En faisant main basse sur les parties (oups, les partis) tout ce petit monde très confidentiellement organisé nous démontre ce que « tenir par les couilles » veut dire (dans le langage populaire).

 

En politique, l’amitié va et vient (décidément !). Hier ennemis jurés, ils peuvent aujourd’hui s’entendre comme larrons en foire. Les outsiders qui veulent pénétrer (encore ?) le milieu enragent. Les militants, les sympathisants ou simplement les électeurs sont, comme d’habitude, placés devant les faits accomplis, devant les arrangements d’alcôve !

Le viol d’un libre arbitre ? Oui, peut-être !

Dieu, que la politique actuelle est décevante ! Parole d’athée.

 

Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article


Vous devez etre identifie pour pouvoir poster un commentaire
Nom d'utilisateur :
(email pour les auteurs)
Mot de passe :
Mot de passe oublie