site
Image de profil de Administrateur
ADMINISTRATEUR Administrateur
Ne le : 14/08/1955

Gilles ARTIGUES, LES RUMEURS N’EN ETAIENT PAS

Derniere edition le : 15/03/2015

 
 

La crédulité n’est pas le propre des esprits faibles car notre cerveau est conçu pour croire, même aux rumeurs les plus folles. Pour assurer sa survie, il faut être en mesure de bénéficier des renseignements que le groupe va nous donner. Spontanément, nous avons donc une propension à être crédules face à une information dont on ne peut rapidement vérifier la véracité.

Exemple : Dans l’éventualité d’un danger, mieux vaut agir comme si la menace était réelle.

 

S’appuyant sur tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux - ouvertement ou en messages privés -, sur des blogs plus fantaisistes les uns que les autres, sur la presse, mais aussi et surtout sur ce qui circule de bouche à oreille, de manière faussement confidentielle, AGORA 42, pourtant ardent défenseur de la libre expression, appelle ce bouillon de fausse culture, RADIO RUMEURS. Voilà, c’est dit.

 

Lors de la campagne électorale en cours, celle des candidats postulant aux fonctions de conseiller départemental, les rumeurs les plus rocambolesques ont circulé.

Quelquefois elles ont été borderline – à la limite- de pressions, de menaces ….voire d’accusations criminelles. Tout y est passé ; des travers sexuels des uns aux possibles malversations des autres.

L’homme est ainsi fait et quand il s’agit de protéger le candidat de son choix, de défendre l’autorité artificielle de son « leader » –être élu du peuple – il a recours aux moyens les plus vils.

 

Gilles ARTIGUES et ses trois « colistiers » n’ont pas échappé à ce déchainement de bave de crapaud.

 

Dans un souci de droiture et d’équité, AGORA 42 a voulu vérifier ce qu’il en était, savoir si le vice-président ARTIGUES était la blanche colombe que la bave du crapaud essaie d’atteindre.

 

Le résultat semble sans appel !

 

Les ennemis de Monsieur Gilles ARTIGUES seraient beaucoup plus nombreux qu’il n’y parait au premier regard. Cependant, dans ce panier de crabes (expression favorite de votre site préféré) qui n’a pas d’ennemis, surtout parmi ses amis ?

Sur ce point donc, rien de nouveau !

 

Là où ça se gâte sérieusement pour Monsieur Gilles ARTIGUES c’est quand on regarde son parcours politique à la mire – vous savez, cette manipulation que l’on fait avec un œuf en le plaçant devant une lumière pour voir s’il est fécondé -.

Pour mieux comprendre ce que la mire nous révèle, il faut reprendre les points forts de sa « carrière » politique.

 

AVANT 2008, personnage de gauche ou de droite ?

 

En bonne grenouille de bénitier, il est à l'origine de la création de l'association « Jeunes pour une foi » dont le but est de promouvoir la culture chrétienne. Dans cette logique, il adhère en 1994 au Centre des Démocrates Sociaux (centre-droit de conviction démocrate-chrétienne). Puis il devient responsable stéphanois du parti Force Démocrate (fusion du CDS et du Parti Social Démocrate - parti de centre gauche issu du PS-)

 

En 1995, il se présente à l'élection municipale de Saint-Étienne sur la liste de Michel Thiollière. Il devient adjoint à la vie associative entre 1995 et 2001, puis adjoint chargé de l'espace public de 2001 et 2007.

 

En 2002, au bénéfice de la réélection écrasante de Jacques Chirac (front républicain) notre homme dont le cœur balance entre le centre droit et le centre gauche, est élu député de la 1ere circonscription de Saint-Etienne sous l’étiquette UDF.

 

En 2007, il rejoint François Bayrou et prend part à la création du Mouvement démocrate (MoDem) dont il rejoint le bureau exécutif national en tant que médiateur des adhérents, une mission qui lui fait rencontrer les mouvements départementaux MoDem de toute la France.

En juin de la même année il se représente aux législatives sur sa circonscription. Il est éjecté par le socialiste Régis Juanico.

 

EN 2008, il trahit celui qui l’avait fait naître et se tourne vers la gauche

 

Lors des élections municipales de 2008, Monsieur Gilles Artigues jette le gant à celui qui lui avait ouvert la cour des grands.

A l’instar de son nouveau leader du MoDem il fonctionne comme une girouette. Il va de gauche à droite suivant les circonstances. C’est ainsi que, s’appuyant sur le bon score de François Bayrou aux présidentielles de 2007, en bon opportuniste qu’il est, il décide de conduire une liste contre son « maître », Monsieur Michel Thiollière.

 

« Les stéphanois ont bien compris que Gilles Artigues avait choisi de privilégier sa carrière à l’intérêt général. Il a choisi son intérêt personnel face à ce que je pensais être l’intérêt de la ville. Je lui avais donné ma confiance. Il l’a trahie…Il n’a pas respecté le pacte scellé au moment de l’élection avec ses électeurs, c’est plus grave. Selon moi la politique, c’est se mettre au service des autres et de son territoire. Il faut s’oublier derrière la cause qu’on sert. Gilles Artigues fait le contraire. » Michel Thiollière

 

 

Il conduit donc une liste sous l’étiquette MoDem que le sens du vent politique a tournée, en cette période, vers la gauche. Il construit notamment sa liste avec le Professeur Michel Debout, socialiste convaincu.

 

« c’est ainsi que fin décembre 2007 je passe un accord avec Gilles Artigues et Denis Chambe en précisant le sens politique de ma démarche. En aucune manière, je récuse mon appartenance à la gauche ni même au PS que je dois provisoirement quitter du fait de ce choix. Il est entendu que notre liste ne doit pas envisager d’accords de second tour avec celle de Michel Thiollière, mais elle l’envisage avec celle de Maurice Vincent » Michel Debout

 

Avec le concours de sa garde habituelle – Madame Renée Dumont et Messieurs Denis Chambe et Lionel Boucher –, largement soutenu par « le poids » politique et social du Professeur Debout, cette liste marquée du sceau de la trahison réalise un excellent score au 1er tour.

 

« Au soir du premier tour, nous avons un tel poids que nous pouvons faire basculer le résultat du vote dans un sens ou dans l’autre par une décision d’alliance. Conformément à la démarche annoncée, et en plein accord avec la plupart des colistiers, la seule éventualité est une alliance avec la gauche ou un maintien de la liste en cas d’impossibilité… ». Michel Debout

 

La suite on la connait ; le PS a refusé les prétentions de l’équipe Artigues ; il a affronté la triangulaire ; il a gagné les élections ; Artigues a cassé la droite ; la gauche s’en félicite.

 

Joint au téléphone il y a 3 jours, Monsieur Maurice Vincent confirme :

« La rumeur qui laisse entendre que Gilles Artigues est venu se vendre au PS n’est pas une rumeur ; c’est la plus exacte des vérités. Au soir du 1er tour les deux listes se sont rencontrées à la demande de Gilles Artigues…. Les prétentions de Gilles Artigues et de son état-major étaient telles qu’il devenait impossible au PS d’accepter l’alliance recherchée par le centre gauche… »

 

Surfant sur le résultat de sa liste aux municipales, celui que le monde politique appelle le traitre est néanmoins élu conseiller général du canton de Saint-Étienne-Nord-Est-2, ce qui lui permet en 2011, sans l’ombre d’un scrupule, de négocier une vice-présidence avec Bernard Bonne qui est contraint de l’accepter pour avoir une majorité.

 

Echec lors des élections européennes !

 

En 2012, le vent a tourné, la girouette aussi ; elle pointe vers la droite.

Candidat aux législatives de juin 2012 du « Centre pour la France » (MoDem), après avoir appelé à voter Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle (on ne rit pas) et avoir reçu l’investiture de son parti et celle de…l’UMP (non non, vous ne rêvez pas).

 

Encore un échec. Eh oui, que voulez-vous, ça ne marche pas à tous les coups, surtout lorsqu’on est marqué de l’étiquette du 13eme de la cène.

 

Traitre un jour, traitre toujours ?

 

Arrivent les municipales de 2014. Sans surprise, Monsieur Gilles Artigues fait un remake de son exploit de 2008. Il annonce une liste avec « son ami » Georges Ziegler contre la liste UMP conduite par Monsieur Gaël Perdriau.

Pour accepter une fusion des deux listes dès le 1er tour, Gilles Artigues ne se mouche pas du coude et, comme avec Monsieur Maurice Vincent en son temps, il réclame l’impossible :

être 1er adjoint de la municipalité stéphanoise et……..Président de Saint-Etienne Métropole, rien que ça !

 

Les états-majors parisiens tranchent : Ce sera Gaël Perdriau à la mairie de Saint-Etienne et à la présidence de Saint-Etienne Métropole. En contrepartie, tout sera conjugué pour que Gilles Artigues récupère un fauteuil de député en 2017 (ou avant si l’Assemblée Nationale venait à être dissoute).

Cette fois-ci, le coup a foiré ! Bien entendu Monsieur Ziegler est laissé sur le banc de touche ou presque. Rien de vraiment surprenant.

 

Dans une interview accordée le 10 février 2014 à « rue89 Lyon » Monsieur Maurice VINCENT, à propos du mariage contre nature (probablement forcé) entre Messieurs Gaël PERDRIAU et Gilles ARTIGUES, ironisait en déclarant :

 

« …dans le milieu politique, nombreux sont ceux qui raillent ce « mariage de la carpe et du lapin » entre UMP et UDI… « La droite reste malgré tout divisée. La liste Perdriau-Artigues est une équipe hétérogène qui sera très vite désunie. Cette union ne trompe personne. Artigues a été contraint par l’appareil politique. Et Copé a imposé son candidat à Saint-Étienne. C’est une première qui ne correspond pas à la culture de la ville…Gilles Artigues est capable de toutes les associations pour conserver une place. Il n’a plus aucune ambition. »

 

Et Monsieur Michel THIOLLIERE, ancien 1er magistrat de Saint-Etienne de rajouter dans une publication du 24 mars 2014 sur Facebook :

 

« Personne n’oublie, et Gaël PERDRIAU en premier, que son équipe compte en son sein des candidats opportunistes qui ont souvent changé de camp et brisé la dynamique en 2008. Il lui faudra donc faire preuve de vigilance et le cas échéant de grande fermeté́ pour conduire la politique qu’il propose aux stéphanois s’ils lui font confiance dimanche. »

 

Voilà Messieurs Artigues, Chambe, Boucher habillés pour l’hiver.

 

 

Après l’élection qui tourne en faveur de Monsieur Gaël Perdriau, un problème perdure.

Jamais deux capitaines à la barre n’ont conduit un bateau à bon port.

Monsieur Gaël Perdriau en est conscient et il faudra qu’il appuie les ambitions de celui qu’il appelle étonnamment « son ami », pour s’en débarrasser au plus vite……d’une manière ou d’une autre. (certains esprits chagrins affirment que la droite ligérienne pourrait œuvrer pour tirer Gilles Artigues vers le fond, vers l’échec. Dans cette hypothèse de mauvais esprit, on pourrait se demander si les autres partis ne souhaitent pas la même chose).

 

Et aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, rien a changé semble-t-il !

Monsieur Gilles Artigues continue à jouer les grands stratèges, du moins le croit-il.

 

Pour préparer les élections législatives 2017 dont « ON » lui a promis l’issue certaine, Monsieur Gilles Artigues abandonne ni plus ni moins le canton sur lequel il avait été élu en 2011 (Saint-Étienne-Nord-Est-2) pour être candidat, aujourd’hui, aux élections départementales sur le nouveau canton n°16-Saint-Etienne 3.

 

COMMENT PEUT-IL MEPRISER A CE POINT DES ELECTEURS QUI L’ONT PORTES AU CONSEIL GENERAL (Saint-Jean-Bonnefonds – Saint-Priest en Jarez et une partie de Saint-Etienne) ?

 

COMMENT OSE-T-IL LEUR TOURNER LE DOS ET LAISSER LEUR SORT, LEUR DEVENIR, EN D’AUTRES MAINS ?

 

ET COMMENT PEUT-IL PRETENDRE VOULOIR DEFENDRE LES HABITANTS DE SON NOUVEAU TERRAIN DE CHASSE ALORS QU’IL MONTRE SI PEU D’INTERET A CELUI QU’IL LACHE?

 

Chacun est en droit de se demander quel rapport il y a entre cette lamentable attitude et les prochaines législatives. La réponse est très simple.

La 1ere circonscription que vise Monsieur Artigues pour être député, est constituée de l’ancien canton Saint-Étienne-Nord-Est-2 et du nouveau canton 16 – Saint-Etienne 3. Ce qu’il souhaite en faisant acte de candidature n’est donc pas de s’occuper des rouchons, des lerptiens et d’une partie des stéphanois pendant le temps complet d’une mandature, mais de « travailler » ces populations au corps pour assurer l’élection qu’il vise dans un certain confort : La députation en 2017.

 

Quant aux colistiers de Monsieur Artigues il y aurait certainement à dire, mais ce n’est pas vraiment le propos de ce papier ?

 

Pour l’essentiel il faut retenir que Madame Annick FAY, 1ere adjointe UDI à la mairie de Roche-la-Molière avait favorisé, par ses choix versatiles et son attitude ambitieuse déjà empreinte de la « marque Artigues », l’élection de l’équipe PS lors des municipales de 2008 dans la même commune. Dans une interview récente, elle avoue avoir toutes les difficultés du monde pour mener de front ses obligations familiales, son activité professionnelle et ses fonctions de 1ere adjointe. Dès lors, comment pourrait-elle assumer une charge politique supplémentaire, qui plus est lorsque l’on sait que cette charge exige un « investissement temps » total.

 

Madame Muriel Schneider est simplement l’épouse de son mari, Monsieur Alain Schneider, 22eme adjoint spécial à Saint-Victor/Loire. (sourire)

 

Monsieur Emmanuel Girerd lui, est le frère de Sébastien Girerd secrétaire général du groupe majoritaire « provoquons l’avenir » à Saint-Etienne.

Il a été préféré à Monsieur Christian Tibayrenc, pourtant candidat légitime et fermement pressenti par Gilles Artigues pour les élections départementales.

Pour mémoire, Christian Tibayrenc a conduit en 2014 une liste de droite à Saint-Genest-Lerpt. Trahison, quand tu t’invites à toutes les tables….

 

Cependant rien ne surprend plus, lorsque l’on sait que Monsieur Emmanuel Girerd et son copain Christian-Jaque Paoletti –lui aussi conseiller d’opposition- ont décidé de « virer » Monsieur Tibayrenc de son rôle de chef de file de l’opposition au conseil municipal de la petite ville.

 

« Cumuls, magouilles et trahisons en chaîne » aurait pu être le titre de ce papier dont la seule ambition est de combattre les rumeurs et rétablir la vérité.

 

Chacun appréciera son contenu et en fera l’usage qui lui semble le plus pertinent.

 

En tout état de cause, agora 42 autorise sa publication sous réserve express que cette publication vise cet article dans son intégralité absolue (y compris les références –sources- utilisées pour sa rédaction)

 

Sources :

Michel Thiollière – TRAJECTOIRE [S] – Un homme une ville (édition Morey - septembre 2012)

Michel Debout : « ENGAGE ! Entretien avec Patrick Françon » Editions de Phénicie

http://www.rue89lyon.fr/2014/02/10/municipales-2014-saint-etienne-enjeux/

http://www.lestephanoisalacasquette.fr/annick-fay-union-loire/

 

NB : Si une erreur s’est glissée dans ce texte elle n’est que malencontreuse. En aucun cas elle ne peut être associée à une volonté de nuire à quiconque.

 

Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article


Vous devez etre identifie pour pouvoir poster un commentaire
Nom d'utilisateur :
(email pour les auteurs)
Mot de passe :
Mot de passe oublie