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Ne le : 14/08/1955

C’EST LA GUERRE politique A SAINT-ETIENNE

Derniere edition le : 23/05/2015

 
                                 Document transmis a AGORA par mail
 
 

« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

 

On aurait pu penser que les politiques professionnels avaient retenu la leçon des deux dernières élections : las de ce milieu corrompu ou les uns et les autres semblent plus enclin à protéger leurs intérêts personnels que de défendre ceux de la collectivité, les électeurs manifestent une incroyable défiance vis à vis du monde politique et de ses improvisés représentants. Ils le prouvent par un large absentéisme lorsqu’ils sont appelés aux urnes et il y a tout à penser que ce phénomène de profond rejet ne fera qu’augmenter tant chaque jour leur apporte une dose de vomitif.

 

Eh bien non ! Que nenni mes amis.

 

De toute évidence ils s’en moquent comme de leur dernière paire de chaussettes. Ils persévèrent dans l’abjecte et l’approche des prochaines élections régionales alimente leur exécrable état d’esprit.

 

UDI :

 

Il a la défaite amère ; il n’arrive pas à avaler les grosses pilules de ses échecs électoraux successifs ; il est bourré d’irraisonnables ambitions ; ceux qui ne l’aiment pas, politiques ou simples citoyens, semblent grossir les rangs exponentiellement ; pour renaître –du moins le croit-il - il lui faut la présidence d’un parti….Je veux parler – malheureusement encore une fois mais qui puis-je? – de Monsieur Gilles Artigues qui continue à agiter le microcosme politique, ce que j’aime appeler, avec une certaine délectation, le panier de crabes.

 

 

Les jours passés, il organise une OPA sur la fédération UDI de la Loire en présentant une motion pour destituer Monsieur François Rochebloine, Président légitimement élu jusqu’en fin d’année 2016. A minima, accompagné d’une vingtaine de signataires sortis des placards poussiéreux, il demande que la dite fédération soit mise sous tutelle. Ne riez pas, c’est vrai.

 

Jusqu’à preuve du contraire - ce qui ne veut rien dire tant le contraire est comme le vent, il change souvent de direction - Monsieur Jean-Christophe Lagarde, nouveau président de l’UDI, le renvoie, lui et sa troupe de révolutionnaires, dans ses 22.

Stand by momentané… puisqu’on apprend aujourd’hui, le 23 mai 2015, que les instances dirigeantes de l’UDI en la personne de son Secrétaire Général, Monsieur Zumkeller, demandent à ce que Monsieur Rochebloine assume ses responsabilités de président jusqu’au terme de son mandat, en 2016...

 

Jeunes UDI :

 

Pour éviter une nouvelle défaite pressentie, le sieur Artigues demande aux jeunes UDI de la Loire d’ajouter une couche sur la tartine putschiste. C’est tellement simple. Le président des jeunes UDI n’est autre que Benjamin Chambe, le fils de Denis Chambe lequel Denis Chambe est le « suiveur discipliné » - certains disent de lui qu’il est « le petit chien » - de Gilles Artigues. Et les jeunes UDI 42 y vont de leur intervention suicidaire en prenant une position savamment dictée par leurs ainés. Quelle erreur !

 

Alliance Centriste :

 

 

En parallèle de cette lamentable guéguerre interne, le parti Alliance Centriste, composante de l’UDI, réunissant quelque rares adhérents sous la présidence de Monsieur Jean Marie Pabeau nomme Madame Nicole Aubourdy déléguée départementale de son parti.

Cette nomination est d’autant plus inattendue que le 18 janvier 2015 Monsieur Pabeau demandait officiellement que Madame Aubourdy soit exclue de l’Alliance Centriste 42….Cherchez l’erreur.

Bien entendu, Madame Aubourdy ajoute son nom à la liste des conjurés. Tous les coups semblent bons pour secouer le panier de crabes et que Monsieur Artigues arrive à ses fins. Il suffit de faire tous les fonds de tiroirs. L’important n’est-il pas d’être président d’un parti, fut-ce un sous parti méconnu du plus grand nombre de ligériens ?

 

PR :

 

Un front d’attaque conjoint (UDI et Jeunes UDI) ne semblant pas suffire pour tenter de remporter la bataille – comprendre la course effrénée à la reconnaissance publique et POLITIQUE, fut-elle totalement bidon, (que voulez-vous, si l’on pouvait couper la tête de celles et ceux dont l’égocentrisme et le narcissisme sont démesurés, pitoyables, les égouts seraient rouges de sang et les rats gros comme des porcs) – une équipe de frondeurs s’est manifestée dans la droite ligne des putschistes anti Rochebloine. Mission : Détruire le Parti Radical en le privant de sa tête, Monsieur Michel Thiiollière.

 

 

 

Que s’est-il passé ? Rien de bien surprenant !

 

L’équipe de Monsieur Gilles Artigues a rassemblé d’autres fonds de tiroirs dans le même récipient que celui regroupant les premiers petits soldats engagés dans l’hypothétique renversement de la fédération UDI 42, a agité le tout et à sorti une équipe aléatoire de dissidents au parti radical. La loi des probabilités aidant, de vieux briscards aigris, déjà engagés dans la motion anti Rochebloine, sont sortis du tirage au sort et se trouvent ainsi sur les 2 fronts d’attaque. Vaudevillesque !

 

Une différence toutefois dans le stratagème monté par le multiple perdant : créer un Mouvement Alternatif Radical (MAR, comme j’en ai marre, marabout, bout de ficelle…., une célèbre comptine d’école maternelle) animé par un improbable personnage: Monsieur Jean-Pierre BERGER. Chacun y comprendra quelque chose : ce qui l’arrange. Personnellement je trouve que ça fait « petit joueur » chefaillon aux abois.

 

UMP :

 

Au sein du parti majoritaire, le ciel de certains s’obscurcit, la température monte ; le tonnerre ne devrait pas tarder à gronder.

 

La liste du nouveau bureau politique façon « Paul Bismuth », a été publié.

Le moins qu’on puisse dire est qu’il apporte une surprise de taille aux ligériens : alors que durant les petits mois écoulés Monsieur Dino Cinieri, député et président de la fédération UMP 42, a déployé ses dernières réserves de souplesse pour s’approcher au plus près des babouches de Nicolas Sarkozy et que Monsieur Yves Nicolin, député maire de Roanne, moins « démonstratif » mais tout aussi impatient, attendait que son heure de gloire survienne, c’est Monsieur Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne qui est choisi pour participer à la garde rapprochée de Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa au titre d’élu local non parlementaire.

 

Monsieur Gaël Perdriau aurait-il déjà pris le melon ?

 

Nul ne pourrait être taxé de faire du mauvais esprit en le prétendant.

Quoiqu’il en soit, le jeune maire qui s’était formellement engagé à se consacrer entièrement à la gestion et à l’administration de notre ville et à ne prétendre à aucune autre fonction que celle de 1er magistrat semble de plus en plus attiré par les sirènes d’un pouvoir plus grand.

 

C’est grave car, lorsqu’on estime le peu de travail fourni par son équipe trop occupée à guerroyer, on est amené à penser que Saint-Etienne n’a pas encore le cul sorti des ronces.

 

Et quand bien même on peut se réjouir que Monsieur Gaël Perdriau soit heureux de retrouver Jean-François Copé, son ancien copain contesté, et Laurent Wauquiez, son nouveau copain contesté, au sein de la nouvelle équipe définie par « l’ancien monarque » déchu en grande pompe par la volonté des électeurs, il n’est pas fou de penser que les stéphanois et, par extension les populations dont le sort est étroitement lié aux succès de Saint-Etienne, exigent que le maire fasse preuve de plus de maturité, d’autorité, de qualités managériales…..qu’il soit le vrai patron du bateau stéphanois et qu’il le manœuvre avec bon sens.

 

Monsieur Gaël Perdriau, n’oubliez jamais que deux capitaines n’ont jamais réussi à ramener un bateau à bon port, JAMAIS.

 

PS :

 

Il y a aussi du rififi dans l’air au parti socialiste Loire. Ce ne sera une surprise pour personne, encore qu’on aurait pu penser que les socialistes de la Loire avaient déserté la scène politique ligérienne tant ils en sont absents depuis les dernières élections municipales de 2014.

Il est vrai que leur référent, Monsieur François Hollande, ne leur simplifie pas la tâche et que, de purge en purge, ils doivent avoir l’intestin très irrité.

Bref, les élections régionales approchant, les socialistes font comme tous les politiques, ils aiguisent leurs dents pour s’entre-manger, se dévorer tout cru.

 

Et quand on veut manger les autres, on prend forcément le risque de se faire manger soi-même.

 

C’est ce qui semble arriver à Monsieur Jean-Louis Gagnaire, vice-président sortant du conseil régional, relégué à la 8eme place sur la liste proposée par son parti, dans la Loire, pour entrer dans la bagarre électorale.

 

Usant d’une locution galvaudée, employée à tout bout de champ, Monsieur Gagnaire dénonce le mariage de la carpe et du lapin. Les deux finissant invariablement à la casserole, il serait néanmoins intéressant de savoir qui est la carpe et qui est le lapin. Juste pour comprendre.

 

EELV et FN :

 

Ces deux-là ne prêtent pratiquement jamais le flanc à la polémique. Et pour cause, ils ont la tête dans le sable.

 

Le premier fait ses brasses sur le plan d’eau des plats, à Saint-Genest-Malifaux près Saint-Etienne et multiplie les efforts pour que la brasse ne soit pas coulée. Son leader ligérien lui-même ne communique plus les retards des trains ou les accidents sur les voies. Mon Dieu, ou va-t-on ?

 

Quant à l’autre, il est suspendu aux directives de « la jeanne » ; vous savez, cette société inquiétée par la justice pour faire de substantiels bénéfices sur le dos des candidats et des fédérations FN donc sur le dos de leurs soutiens financiers –militants et sympathisants - .

Aujourd’hui la « jeanne » est muette, les soldats bleu marine aussi. Tout au plus tiennent-ils la chandelle pour comptabiliser les points dans le match, peut-être bidon, que semblent se livrer le père et la fille. C’est rigolo. C’est presque œdipien.

 

Bien sûr dans ce méli-mélo de courses au pouvoir, personne n’est totalement blanc, bien loin s’en faut.

 

Le panier de crabes fonctionne ainsi depuis que les notables, ceux qui se présentaient au suffrage des citoyens parce qu’ils avaient derrière eux une vie professionnelle accomplie, qu’ils avaient fait leurs preuves, ont passé la main à des candidats sortis de nulle part, des pseudos politiciens qui n’ont de pouvoir que celui de se faire manipuler par les mêmes qui, auparavant, prenaient le risque de gouverner. C’est bien vu et c’est comme ça. N’en déplaise.

 

Concernant la Loire et sa préfecture en particulier, il ne suffirait pas aujourd’hui de couper la tête de l’hydre puisqu’elle se reconstruit en permanence, par tous les moyens, y compris les plus vils. Non, il faut carrément faire exploser la bête. Qui le fera ?

 

Enfin, « nos marionnettes » élues et payées par le peuple seraient mieux inspirées à accomplir les tâches qui leur ont été confiées « avec espoir » plutôt que d’occuper leur temps à semer une extrême confusion, un climat de sape en tout genre, tout en dilapidant l’argent public, nos deniers

 

« Elles » sont toutes a 100, 200 voire 300% de leurs capacités (qui dira mieux) et pourtant « elles » trouvent le temps, beaucoup de temps, énormément de temps pour créer puis alimenter des guerres intestines au détriment du devenir d’un département, d’une agglomération principale au bord du gouffre.

 

QUI TRAVAILLE POUR LA LOIRE ?

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