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ADMINISTRATEUR Administrateur
Ne le : 14/08/1955

BOIS DE L’EAU

Derniere edition le : 20/09/2013

Sur son site personnel, un élu ligérien dont les compétences semblent réelles affirmait en 2010 que le plan de gestion de la forêt de la ville de Saint-Etienne était accablant et ce, d'autant plus que la forêt et l'eau sont deux sujets extrêmement liés.

«…… Alors qu’un accord vient d’être signé au niveau régional le 25 mars 2010, y compris avec la forêt privée, fixe un objectif de 10% de zone laissée en libre évolution (sénescence), dans la forêt stéphanoise publique dont l’objectif est la protection, dont le relief accidenté limite les accès les zones de sénescence ont été limitées à 3,8 %.

Le plan considère qu’une cartographie des habitats naturels « mériterait » d’être faite. C’est stupéfiant d’élaborer un plan de gestion pour 20 ans sans avoir une cartographie précise. Il est simplement prévu un budget de 2 000 € hors taxes par an pour l’estimation de la biodiversité et le suivi (le suivi des îlots, les études faune-flore, etc.) autant dit rien du tout. L’équilibre faune-flore ne sera pas garanti par des études scientifiques mais par … l’augmentation des attributions du plan de chasse. Le public est plus considéré comme un gêneur qui doit avoir son accès limité.

Au lieu de reconnaitre la vocation plurifonctionnelle de la forêt stéphanoise, et maximiser les services écologiques, en basant la gestion sur la connaissance scientifique et la pédagogie vis-à-vis du public, la ville de Saint Etienne choisit une forêt d’exploitation et de rapport….. »

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Quelle est la position des élus ou futurs élus ligériens concernés par la gestion d’une forêt communale significative ?

Il y a 1 commentaire(s) pour cet article


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Commentaires

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robin des bois

Publie le : 02-10-2013
A : 17:50

"la vision manichéenne d'opposer les fonctions de production à celles de l'environnement et de l'accueil du public appartient au passé. Le grenelle de l'environnement reconnaît aux forêts françaises un rôle multifonctionnel, axé autour de la prodution de bois et de la protection des milieux. La réglementation forestière française est, à ce titre, garante du respect de ces principes. De manière très imagée, pensez-vous qu'une sapinière non exploitée, rendue étanche à la lumière par l'absence d'éclaircies, abrite une biodiversité plus riche que celle qui, entretenue par des coupes successives, voit son sol colonisé par un cortège de graminées, mousses, lichens et autres ligneux arbustifs? Si tel est le cas, je vous invite à prendre l'attache d'association de protection de la nature, telle FNE (France Nature Environnement) qui reconnaît dans ses publications que la production forestière et la préservation de la biodiversité sont indissociables. Au-delà de la gestion courante que vous décriez, bien que génératrice d'aménités environnementales positives, le choix a été fait de sacraliser 3.8% de la surface forestière appartenant à la commune, en créant des ilôts de vieux bois, c'est à dire en écartant toute intervention humaine, donc toute récolte. Cette action permettra le développement de cortèges faunistiques et floristiques spécifiques, que l'on ne rencontre que dans ces milieux protégés. Ne vous en déplaise, l'effort consenti est conséquent et nettement supérieur aux engagements pris par la majorité des communes forestières. Vous faîtes référence à un engagement souscrits par les propriétaires privés, les communes forestières et l'administration, d'affecter 10% d'ilôts de sénescence dans les forêts de Rhône-Alpes. Cet objectif serait démesuré et irréaliste économiquement s'il était réel. Pour rétablir la vérité, je vous rappelle que les engagements pris par l'Etat sont de consacrer 1% des forêts domaniales aux ilots de sénescence. Nous sommes loins des 10% évoqués... Enfin, en réponse à vos interrogations sur l'opportunité d'augmenter les plans de chasse, je vous confirme que le seul levier dont disposent les gestionnaires pour que les cervidés n'hypothèquent pas le renouvellement de nos forêts, ce sont les attributions définies dans le plan de chasse. Pour ces raisons, les choix opérés par la municipalité de Saint-Etienne dans son document de gestion forestière peuvent être considérés comme très favorables à l'environnement, à l'accueil du public stéphanois et à l'économie de la filière bois. Mais, dîtes moi, ce ne serait pas ça la gestion durable?"